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  • La dépouille de leur mère reste 4 ans à la morgue : une facture de 70 000 € pour le ...

A la suite d'un conflit familial, le corps d'une Londonienne, décédée du Covid en 2022, est resté durant quatre ans au funérarium. Aujourd'hui, la facture est salée pour les ainés de la fratrie qui avaient engagé un bras de fer avec l'hôpital.

Le Progrès - Aujourd'hui à 12:15 | mis à jour aujourd'hui à 13:35 - Temps de lecture :

Quatre ans après sa mort, Laura Collins va enfin pouvoir être inhumée dans un cimetière de Londres. Photo d'illustration Le Progrès

Quatre ans après sa mort, Laura Collins va enfin pouvoir être inhumée dans un cimetière de Londres. Photo d'illustration Le Progrès

Quatre ans après son décès, à l'hopital, des suites du Covid, Laura Collins va enfin pouvoir être inhumée. Pour cela, il aura fallu une décision de justice, relatée par le quotidien britannique The Independant.

Cette Londonienne, originaire de l'île caribéenne de la Grenade, contracte le Covid en 2022. Elle est hospitalisé et placée sous respirateur durant six mois. Elle décède lorsque le corps médical décide de le débrancher. Une situation que les deux aînés de ses cinq enfants ne supportent pas.

Avant de procéder à l'organisation des obsèques, ils envisagent de contester en justice la décision d'arrêter le respirateur. Lorsque les trois plus jeunes de la fratrie s'inquiètent du retard pris par l'inhumation, ils se voient répondre qu'une enquête judiciaire est en cours, ce qui apparaitra comme faux. Comme le relate le quotidien britannique, le fils cadet estime devant le tribunal avoir été « baladé » par son frère et sa soeur ainés.

20 livres par jour passé au funérarium

A cet imbroglio s'ajoute l'éventualité d'un rapatriement du corps sur l'île de la Grenade. Les mois puis les années ont passé et la dépouille de Laura Collins se trouvait toujours dans un casier au funérarium.

Le fils cadet, soutenu par les plus jeunes enfants de la défunte, a fini par poursuivre, devant la Haute Cour de Londres,  les deux aînés de la fraterie. La justice a décidé de lui confier la responsabilité de l'organisation des obsèques et de le nommer responsable de la sucession. « Il faut une personne responsable pour permettre à la famille de se réunir, dans la mesure du possible, avec dignité », a déclaré la juge.

Pour pouvoir organiser l'inhumation, il va d'abord devoir régler la conservation du corps de sa mère dans un casier funéraire. Au tarif de 20 livres sterling par jour, la facture s'élève à 5 500 livres soit près de 6 500 euros. Selon la décision de justice, cette facture devra lui être remboursée par les deux aînés, par prélèvement sur leur part d'héritage.

Atteinte à la dignité de la dépouille de leur mère

Leur mère possédait en effet une maison estimée à quelque 725 000 livres (plus de 845 000 euors). Les frais de justice, qui s'élèvent à plus de 53 000 livres (62 000 euros) seront également prélevés sur la part de sucession des deux aînés. Soit une facture totale de près de 70 000 euros pour être à l'origine d'une situation de blocage portant atteinte à la dignité de la dépouille de leur mère.

Dans cette affaire, la famille est à l'origine de la lourde facture du funérarium. Ce qui n'est pas le cas d'un habitant du Doubs qui a appris le décès de son fils quatre mois après et a ensuite reçu une facture salée de la morgue au titre des frais de conservattion du corps. 

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