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Rosie O’Donnell se tatoue « they » sur son poignet pour respecter le pronom de son enfant, mais continue de l’appeler « she »

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Même tatouée sur la peau, la nouvelle grammaire identitaire refuse parfois de s’installer dans le cerveau.

Certains écrivent leurs rendez-vous dans un agenda. D’autres programment une alarme sur leur téléphone. Rosie O’Donnell, elle, a choisi une méthode plus définitive : faire graver le pronom de son enfant directement sur son corps.

L’actrice et humoriste américaine de 64 ans a raconté cette histoire dans le podcast Good Hang d’Amy Poehler. Son enfant Clay, âgé de 13 ans, se définit comme non-binaire et souhaite être désigné par les pronoms anglais « they » et « them ».

Un morceau de carton avant le tatouage

Rosie O’Donnell reconnaît avoir eu du mal à perdre ses anciennes habitudes. « J’ai fait de mon mieux, mais je continuais à dire “she” », explique-t-elle. Clay avait donc écrit « they » sur un morceau de carton et le levait chaque fois que sa mère utilisait le mauvais pronom.

Le dispositif fonctionnait, mais manquait probablement de discrétion au dîner. Rosie O’Donnell a alors emporté l’inscription, tracée de la main de Clay, dans le salon de tatouage de son cousin. Le mot a été reproduit sur son poignet gauche afin, dit-elle, de « ne jamais oublier ».



Le « she » revient pendant l’histoire du « they »

Le plus drôle arrive lorsque Rosie O’Donnell décrit la réaction de Clay. Persuadée que son geste allait émouvoir son enfant, elle raconte : « Je pensais qu’elle serait très touchée… Elle s’en fichait complètement. » Deux « she » successifs, alors même qu’elle parlait du tatouage censé les empêcher.

L’actrice comprend aussitôt son erreur : « Je viens encore de dire “she” dans l’histoire du “they” ! Je me suis trompée ! » Le poignet avait bien reçu la mise à jour, mais pas encore le logiciel principal.

L’épisode, également rapporté par People et le New York Post, résume assez bien l’époque : les règles de vocabulaire changent plus vite que les réflexes, au point de transformer un simple pronom en pense-bête permanent.



Rosie O’Donnell aura au moins fourni la démonstration parfaite : on peut afficher toute la bonne volonté idéologique du monde, passer chez le tatoueur et montrer patte inclusive, la langue quotidienne conserve parfois son propre programme. Pour la prochaine étape, il faudra peut-être tatouer une flèche indiquant où regarder avant de parler.

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