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Sport 26/05/2026 12:31 Actualisé le 26/05/2026 13:34
Le tournoi de Roland Garros se déroule alors qu’une vague de chaleur historiquement précoce touche la France. Mais la température n’est pas le seul critère pris en compte.
EN BREF • Le protocole « chaleur » de Roland-Garros s’active selon l’indice WBGT, basé sur la température mais pas que.
• Les matchs sont arrêtés si le WBGT dépasse 32,2 degrés, ce qui combine forte chaleur et humidité élevée.
• Actuellement, l’humidité à Paris reste insuffisante pour provoquer l’arrêt des rencontres.
On connaissait la pluie qui perturbait régulièrement la quinzaine. Mais réchauffement climatique oblige, la chaleur pourrait devenir prochainement le principal élément compliquant la tenue des matchs à Roland-Garros. Le début de cette édition 2026 se déroule déjà dans des conditions inédites avec la vague de chaleur qui s’annonce la plus précoce de l’histoire.
Qu’un soleil de plomb tape sur les courts du circuit tennistique n’est pas une nouveauté et l’Open d’Australie qui se déroule chaque année en janvier en est régulièrement le théâtre. En janvier 2025, le numéro 1 mondial Jannik Sinner avait été pris d’impressionnants tremblements en huitièmes de finale ; l’Italien s’en était finalement sorti et avait ensuite remporté le tournoi.
La situation est également fréquente pour les tournois disputés au printemps ou à la fin de l’été aux États-Unis ; en août dernier, le Français Arthur Rinderknech avait été victime d’un malaise lors d’un match à Cincinnati.
Cette mésaventure a failli se produire lundi à Roland-Garros pour le Norvégien Casper Ruud. « Dans le quatrième set, je me suis senti parfois vraiment fatigué, je marchais comme un zombie presque », a témoigné après sa victoire le 16e joueur mondial qui figure parmi les outsiders du tournoi parisien. Pour s’en sortir, il a pu bénéficier d’une interruption de la partie pour raison médicale à l’issue du quatrième set.

DAN ISTITENE / Getty Images via AFP
Casper Ruud a beaucoup souffert de la chaleur lors de son match de lundi à Roland-Garros.
Mais cette pause n’est pas prévue dans le protocole « chaleur » qui existe à Roland Garros comme dans tous les tournois. Celui-ci n’est pas seulement basé sur la température mais aussi sur le taux d’humidité. Les officiels calculent ainsi un indice baptisé WBGT.
Le taux d’humidité (encore) trop bas
Le premier stade du protocole se déclenche quand le WBGT atteint 30,1 degrés (soit une combinaison de 35 degrés et 60 % d’humidité). Les rencontres sont alors arrêtés une dizaine de minutes à l’issue du deuxième set chez les femmes et du troisième chez les hommes. Et le deuxième stade, celui qui permet l’arrêt des rencontres (en attendant une baisse des températures, notamment en fermant le toit des courts Philippe-Chatrier et Suzanne-Lenglen) est déclenché quand le WBGT atteint 32,2 degrés (soit 36 degrés et 66 % d’humidité).
Les deux sondes installées sur le court central et sur le numéro 14 vont largement dépasser ce seuil de température au cours de la semaine. Seulement, le taux d’humidité enregistré ces jours-ci dans la capitale est inférieur ; il était ce lundi de 40 % environ au milieu de l’après-midi et Météo France table sur « seulement » 32 % ce mardi à 15 heures.
Le gouvernement pourrait toutefois appeler les organisateurs à prendre des mesures plus drastiques en cas de passage à la vigilance rouge. Pour le moment, huit départements de l’Ouest sont en orange et Paris est en jaune.


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