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Rodéo urbain : la poursuite s'arrête pour le façadier de Quimper accusé d'avoir lancé les policiers à ses trousses

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La Cour d'appel de Rennes a relaxé un homme accusé de s'être livré à un rodéo urbain à Quimper alors qu'il était poursuivi par la police et qu'il venait de sortir de prison.

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L'homme était soupçonné d'être le conducteur d'un véhicule qui s'était livré à un rodéo dans les rues de Quimper.

L’homme était soupçonné d’être le conducteur d’un véhicule qui s’était livré à un rodéo dans les rues de Quimper. ©Illustration PXHere.

Par Rédaction Côté Quimper Publié le 10 sept. 2026 à 14h10

La Cour d’appel de Rennes a relaxé, mardi 8 septembre 2026, un façadier de 35 ans qui était accusé de s’être livré à un rodéo urbain dans les rues de Quimper (Finistère) alors qu’il était poursuivi par la police et qu’il venait de sortir de prison, en juillet 2025.

Il était sorti de prison le matin-même du 3 juillet 2025, avait-il été recontextualisé le 25 août 2026 lors de l’audience qui s’était tenue à la cour d’appel de Rennes en l’absence du principal intéressé : celui-ci avait refusé d’être extrait de sa cellule pour comparaitre devant ses juges. 

À grande vitesse et à contre-sens

Vers 14h, la police de Quimper avait été alertée de ce qu’un véhicule roulait « dangereusement » et « à grande vitesse » sur la bande d’arrêt d’urgence, sur la nationale 165, au niveau du boulevard Président-Allende et en direction du centre-ville.

Il avait ensuite emprunté la rue de la Tour-d’Auvergne à contre-sens, s’était stoppé au rond-point et avait « forcé le passage » à la vue des policiers en « passant entre deux véhicules » : l’un d’eux avait d’ailleurs été percuté. Les policiers avaient donc pris en chasse cette voiture qui transportait quatre individus.

Mais le conducteur avait encore manqué de percuter des véhicules et roulé sur la voie de gauche alors que la circulation était importante. Il avait aussi franchi un feu tricolore et continué à contre-sens sur 2 km en direction de Saint-Évarzec. Les policiers avaient fini par le perdre tandis que l’automobiliste effectuait « de nombreux dépassements à plus de 150 km/h« … 

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La voiture appartenait au façadier depuis le 27 juin 2025, mais il n’était plus titulaire du permis de conduire et donc pas assuré. Entendu le 25 novembre 2025, le trentenaire expliquera qu’il avait « vendu la BMW » au moment des faits et s’était « engagé à communiquer l’acte de vente », ce qu’il n’a finalement pas fait. 

Il avait donc été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Quimper et avait écopé, le 10 juin 2026, de dix-huit mois de prison ferme et d’une interdiction de conduire pendant dix-huit mois. Sa voiture avait également été confisquée et il avait été maintenu en détention. Il avait fait appel de ce jugement.

Il ne sort pas de prison

Lors de l’audience devant la Cour d’appel de Rennes, l’avocate générale avait requis à son encontre deux ans et trois mois de prison ferme pour sanctionner ce « comportement qu’on aurait pu espérer moins dangereux pour ses concitoyens ».

Mais l’avocat du mis en cause avait plaidé la relaxe : Me William Pineau avait considéré que la « reconnaissance » de son client par les policiers était « discutable » puisque le véhicule était « toujours à distance » et que cette reconnaissance n’avait été formalisée « que le 25 novembre 2025 ».

Le pénaliste rennais avait par ailleurs transmis un certificat de cession actant que le véhicule avait été vendu avant la sortie de prison de son client, conformément à ce que ce dernier avait pu indiquer.

Finalement, la Cour d’appel de Rennes l’a entendu : le façadier a été « renvoyé des fins de la poursuite ». Mais dans l’immédiat, le trentenaire – qui compte quinze mentions à son casier judiciaire – reste incarcéré : il purge actuellement une peine de cinq ans de prison pour des vols dans des magasins de bricolage et de pêche du Finistère Nord.

RB avec CB et AP (PressPepper)

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