Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

«Road trip» posthume avec Serge Bouchard

2 month_ago 56

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Quand on part, il ne faut pas penser à l’endroit où on va, disait Serge Bouchard. Il faut regarder le monde à travers les images qui filent derrière ce pare-brise de camion, dans ce rétroviseur qui fonce, aveugle, sur la route. « Les kilomètres au compteur ne disent rien de chaque kilomètre, disait le regretté anthropologue et animateur de radio. Celui où je pleurais dans l’intimité de l’habitacle, celui où je souriais aux arbres le long de la route, celui où je tombais de sommeil et cet autre où j’ai eu une riche idée. […] Lorsque tu entreprends un long voyage, il ne faut surtout pas penser à l’arrivée. Il vaut mieux plutôt se recueillir sur chaque instant, je dirais sur chaque pas de l’infini. »

Serge Bouchard aimait rouler. Il disait que, s’il n’avait pas été anthropologue, il aurait été camionneur toute sa vie. Il a roulé dans le nord du Québec au point de tomber amoureux de l’épinette noire, cette mal-aimée boréale, qui lui a inspiré des lignes fabuleuses.

Avec Rêveries d’un routier solitaire, son film immersif projeté sous le dôme de la SAT, le réalisateur Patrick Bossé nous invite à bord du vieux camion de Serge Bouchard, un Mack 1958 rouge que le réalisateur a retrouvé après que Bouchard l’eut vendu au propriétaire d’un terrain de camping de Thetford Mines. Et ce qui nous rejoint d’abord dans l’habitacle de cette bête, c’est la voix chaude et douce, inimitable, de l’animateur. Le film débute avec une réflexion fascinante sur la voix humaine.

« La voix humaine a un pouvoir inouï. Disons simplement qu’à la surprise générale des croyants que nous sommes, la voix humaine est plus forte que l’image. Je dirais que le pouvoir de la radio tient à l’intimité de la voix, c’est-à-dire que son efficacité réside entièrement dans sa capacité de rejoindre le for intérieur de chaque auditeur », dit Serge Bouchard.

Ce montage audio de 45 minutes des réflexions de Serge Bouchard, Patrick Bossé l’a puisé dans 400 heures d’émissions radiophoniques, elles-mêmes sélectionnées dans 1000 pages de résumés fournis par Radio-Canada.

De voix en voie

Ce qu’il voulait, c’était entendre Serge Bouchard parler de lui-même, avec le pronom « je ». Et puis, dans la tête de Patrick Bossé, il y avait un fil rouge à suivre : celui de la voix humaine, mais aussi celui de la voie de la route, sans parler de la Voie lactée, que Bouchard contemplait les yeux au ciel, admiratif, en se soulageant dehors sur une épinette, au moment de rentrer chez lui, à Huberdeau, après un long voyage. « J’aime voir la vie de proche, j’aime voir la vie de loin », disait-il.

Pour Patrick Bossé, ce film pourrait faire partie d’une trilogie sur le territoire, entamée avec son film sur l’artiste René Derouin, qui était également projeté sous le dôme de la SAT. L’idée de faire un film immersif lui est d’ailleurs venue lorsque Bouchard était encore vivant, mais le projet ne s’est concrétisé que de façon posthume.

C’est dans les livres que Bossé a découvert Bouchard, dont les chroniques de « En circuit fermé », diffusées à l’émission C’est fou !, à Radio-Canada, ont largement été publiées sous forme de livres : L’allume-cigarette de la Chrysler noire, La prière de l’épinette noire, et Un café avec Marie. Bien qu’issus de générations différentes, les deux hommes ont tous deux grandi dans le quartier de Pointe-aux-Trembles, parmi les raffineries de pétrole, mais aussi près d’un magnifique parc, celui de la Pointe-aux-Prairies. Et c’est à travers les mots de Serge Bouchard que Bossé trouve un témoignage rare sur son quartier.

« Lui a vécu sur la 4e avenue, et moi, si ma rue avait été une avenue, ça aurait la 29e. Le parc de Pointe-aux-Prairies, que Serge affectionnait beaucoup, est une des plus grandes zones vertes de l’île de Montréal », dit Patrick Bossé.

Avec Serge Bouchard, Patrick Bossé nous propose de nous faire une deuxième tête sur la route, sur l’orignal ou sur l’épinette noire. Et au fil des minutes, cette route que l’on parcourt devient celle de la vie, avec ses usures, ses deuils, ses départs. Il fut un moment où Serge Bouchard, atteint aux jambes, ne pouvait plus entrer dans son camion, lui qui avait consacré aux camionneurs sa thèse de doctorat.

« Le routier arrive un jour ou l’autre à ses derniers kilomètres. Il doit accrocher ses clés. Le pouvoir de la route lui échappe, disait-il. J’ai parcouru des milliers, des millions de kilomètres, mais désormais une chaise m’est beaucoup plus utile. » Le camion de Serge Bouchard servira donc ensuite comme attraction touristique dans ce camping de Thetford Mines pour ses clients, jusqu’à ce que son nouveau propriétaire décide lui-même d’accrocher les clés de son camping, et que Bossé s’en serve pour son film. « Dans la solitude de sa grande vieillesse, l’humain en vient à fixer le mur. Et je sais, en regardant ce mur, que je vais mourir sans jamais avoir rien su. Pire : en sachant finalement qu’il n’y avait rien à comprendre, nous demandons à l’infini du vide ce que nous sommes venus faire dans cette noirceur, et c’est le vide qui nous répond par un terrible silence », disait Serge Bouchard. Il ne faisait que passer.

En plus d’être à l’affiche de la Société des arts technologiques, à Montréal, Rêveries d’un routier solitaire prendra l’affiche en mai à Sorel. Le producteur a aussi pour projet de le diffuser dans tout le Québec au moyen de dômes mobiles.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway