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Comment garantir les soins de santé en région? Cette question a été au cœur d'un débat des candidats de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques sur les ondes d'Info-réveil, jeudi matin.
Les candidats des cinq principaux partis ont croisé le fer pendant près d'une heure. La députée et ministre sortante de la Coalition avenir Québec (CAQ), Amélie Dionne, a défendu son bilan devant la péquiste Ariane Boyer, la libérale Karine Malenfant, la conservatrice Louise Moreault et le solidaire Pierre-Erik Isabelle.
Lorsque les candidats ont été interpellés concernant le thème de la santé, la candidate du Parti québécois, Ariane Boyer, a d'emblée attaqué le bilan de la CAQ, évoquant la suspension des services d'obstétrique à l'Hôpital de Notre-Dame-du-Lac, les compressions au CISSS du Bas-Saint-Laurent (aujourd'hui appelé Santé Québec Bas-Saint-Laurent) et l'incertitude concernant les urgences de Pohénégamook et Trois-Pistoles.
Il a fallu remplir des églises [...] pour que la CAQ recule à l'approche des élections [et dise] que [les urgences de Trois-Pistoles et Pohénégamook] sont finalement sauvées.
Amélie Dionne n'a pas manqué de rappeler qu'elle s'était elle aussi battue pour les urgences, que son gouvernement a augmenté l'accès à l'hémodialyse à l'Hôpital de Rivière-du-Loup et que des infirmières étaient actuellement formées dans le but de maintenir le département d'obstétrique à l'Hôpital de Notre-Dame-du-Lac.

La candidate péquiste Ariane Boyer, lors d'un échange avec Amélie Dionne, la députée sortante de la CAQ
Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon
La députée sortante a aussi contre-attaqué la candidate péquiste concernant les potentiels effets de la politique d'immigration de son parti – qui veut réduire de moitié le nombre d'immigrants temporaires – sur la main-d'œuvre en santé.
Le maintien des soins en région, c’est critique, ça concerne la main-d'œuvre. Avec votre politique d’immigration, vous ne pensez pas que vous êtes en train de mettre à mal le système de santé?
De son côté, la candidate libérale Karine Malenfant a rappelé la promesse de son parti de créer un système de télésanté pour permettre un accès plus rapide et, en ce qui a trait à la main-d'œuvre, a insisté : Si on offre une stabilité de soins en santé, on va être beaucoup plus [attrayants].

La candidate libérale Karine Malenfant a mis de l'avant les défis de recruter de la main-d'œuvre en santé lorsque le maintien des services est incertain.
Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon
L'aide du privé et les stages rémunérés
Mme Malenfant a aussi indiqué qu'il était important de rémunérer les stages des étudiants et étudiantes du système de santé, ce à quoi ont acquiescé la péquiste Ariane Boyer et le candidat solidaire, Pierre-Erik Isabelle, qui en a profité pour rappeler la promesse de son parti d'augmenter le salaire minimum.

Le candidat de Québec solidaire, Pierre-Erik Isabelle, lors du débat diffusé à l'émission Info-réveil.
Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon
Il faut arrêter de voir ça comme des stages qui sont faits majoritairement par des femmes, comme si ce n’était pas important et qu’on n’avait pas besoin de les payer et avec un salaire minimum décent d’au moins 20 $ de l’heure, a-t-il fait valoir.
La conservatrice Louise Moreault a pour sa part insisté sur l'importance d'augmenter le nombre de médecins et d'infirmières praticiennes, et de favoriser les partenariats publics-privés afin de réduire les délais d'attente en santé.
Présentement, la carte d’assurance-maladie, elle te donne accès à une liste d’attente, elle ne te donne pas accès à des soins, a-t-elle dit.

Louise Moreault, candidate conservatrice dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques
Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon
Elle s'est toutefois fait rabrouer par le candidat solidaire qui lui a rappelé que, selon le Collège des médecins du Québec, l'intervention du privé n'améliore pas l'accès aux soins.
Prix de l'essence, traverse et transport interurbain
En ce qui a trait aux transports, deux candidats – Pierre-Erik Isabelle et Karine Malenfant – se sont engagés à financer le transport interurbain dans la région, ce qui avait été refusé à nouveau par la cheffe de la CAQ en début de campagne.
La candidate conservatrice a de son côté promis d'abolir la taxe provinciale et la taxe carbone sur l'essence, tandis que la candidate péquiste s'est fait attaquer concernant la passe mobilité à 95 $ promise par son parti.
C'est bien beau, la passe mobilité, mais je ne pense pas à l’heure actuelle que ce soit la solution pour trouver un moyen d’avoir du transport en commun. Ça ne s’applique pas à notre population, a souligné Amélie Dionne.
La caquiste s'est à son tour fait critiquer pour le manque de transparence de son parti concernant le déménagement de la traverse de Rivière-du-Loup vers Cacouna. Ses adversaires ont réitéré l'importance de rendre publiques les études qui ont mené à cette décision.


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