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Des camions transportant des résidus de bauxite circuleront entre Arvida et Laterrière dans les prochaines semaines. Le 19 octobre, Rio Tinto entamera un projet pilote qui servira à évaluer le potentiel de réouverture du site d’entreposage de bauxite de Laterrière.
Mardi soir, Rio Tinto a tenu une séance d’information et d’échanges ouverte au public à l’hôtel Delta de Jonquière. Environ 75 personnes étaient présentes. Il s’agit de la cinquième rencontre que la multinationale organise au sujet de la pérennisation de la raffinerie Vaudreuil, où est extraite l’alumine de la bauxite pour produire de l’aluminium.

Environ 75 personnes sont présentes à la séance d'information de Rio Tinto sur l'avenir du site de résidus de bauxite.
Photo : Gracieuseté de Rio Tinto
L’usine est en exploitation depuis 1936. À ce jour, elle a généré environ 40 millions de tonnes de résidus de bauxite. Or, le site actuel d’entreposage des résidus, à Arvida, sera rempli vers 2030.
Après avoir abandonné l’idée d’aménager un nouveau dépôt dans le boisé Panoramique, à Chicoutimi, Rio Tinto s’est tournée vers les installations de Laterrière, qui ont été utilisées de 1968 à 1988. En janvier 2025, l’entreprise a annoncé qu’elle consacrerait 13,8 millions de dollars à l’étude du potentiel du site.

Le lac de boues rouges de Laterrière a été utilisé de 1968 à 1988. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Aucune décision finale
À l’heure actuelle, Rio Tinto dit n’avoir pris aucune décision finale concernant le site et le mode de transport des résidus.
La raffinerie d’alumine Vaudreuil est un actif stratégique pour Rio Tinto et pour notre avenir au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Pour un projet de cette envergure, plusieurs éléments doivent encore être évalués. Malgré cela, il était important pour nous de venir rencontrer la communauté et de continuer à échanger, indique le directeur de l’usine Vaudreuil, Robin Bouchard.

Robin Bouchard est le directeur des opérations de l'usine Vaudreuil de Rio Tinto. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard
Les analyses en cours, dont celles qui portent sur le transport des résidus, permettront de mieux comprendre nos options pour le futur, ajoute-t-il.
Au printemps 2025, l’entreprise a entamé des travaux de mise à niveau du site de Laterrière.
La conduite d’eau a été complètement remplacée et le système de pompage est désormais opérationnel toute l’année, rapporte une porte-parole de Rio Tinto. De plus, les travaux de reprofilage des digues sont réalisés à plus de 50 %, indique-t-elle.
L'enjeu du transport
Le transport par camion, bien qu'il fasse l'objet d'un projet pilote, n'est pas la solution principale envisagée par Rio Tinto. Le camionnage servira plutôt à effectuer des tests de portance vers le site et à acheminer la matière en cas de défaillance du système principal.
Pour ce dernier, deux options sont proposées : un convoyeur ou une conduite souterraine reliée à une usine de filtration.

Étienne Dufour est le président du Comité de citoyens pour un Vaudreuil durable.
Photo : Radio-Canada / Raphaëlle Laverdière
Cela interpelle le président du Comité de citoyens pour un Vaudreuil durable, Étienne Dufour.
Personnellement, je choisirais d'investir pour la conduite souterraine parce qu'on le sait que ça va être sur le long terme, donc ça vaut la peine de mettre de l'argent pour ça, explique-t-il. C'est beaucoup d'entretien les convoyeurs et ça va causer beaucoup de problèmes, surtout 13 kilomètres de long. On veut préserver les 1000 emplois, mais on veut que ça se fasse de la bonne manière, que Rio Tinto remplisse leur responsabilité par rapport aux citoyens.
Étienne Dufour, lui-même employé de Rio Tinto, s'implique dans le comité depuis 10 ans.


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