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Rikki Doak, quand le rêve olympique devient réalité

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En regardant les Jeux olympiques à la télévision, la jeune Rikki Doak a dit à son père : « Ça pourrait être moi, un jour. » Vingt ans plus tard, la patineuse de vitesse sur courte piste de Fredericton réalise son rêve.

Rikki Doak participera au relais 3000 m aux Jeux olympiques de Milan-Cortina.

Et dire qu'elle croyait que ce rêve de petite fille serait irréalisable.

Vieille photo avec une fille qui patine.

Rikki a commencé en participant à un programme d'initiation au patinage, avec son frère Charles. Elle y a pris goût très rapidement.

Photo : Jackie Doak

Quand j'étais jeune, si tu m'avais dit que, dans 20 ans, j'allais aller patiner à Milan avec toutes les meilleures au monde, je t'aurais dit que c'est impossible, lance Rikki Doak, dans une entrevue en français.

Son père, Rick, est ému quand il se rappelle ce moment.

Jackie et Rick Doak souriant à la caméra.

Jackie et Rick Doak, parents de Rikki

Photo : Radio-Canada / Mikaël Mayer

Ça ne me surprend pas, dit le paternel. Elle a toujours travaillé très fort pour réaliser ses rêves.

On manque de mots pour décrire notre fierté, ajoute sa mère, Jackie Doak. C'est impressionnant et incroyable.

Un grand défi

La première course du relais sera la demi-finale, le 14 février, à 17 h 05 (HNA). Rikki se sent prête.

On pratique les échanges, les façons de se pousser (pour la relance), indique la patineuse. J'ai confiance que j'ai fait tout le travail nécessaire.

Quatre femmes posent en mordant une médaille d'or.

Rikki Doak, Courtney Sarault, Florence Brunelle et Kim Boutin, médaillées d'or au relais en mars 2025.

Photo : afp via getty images / ADEK BERRY

En mars dernier, elle était membre de l'équipe de relais qui a remporté l'or aux Championnats du monde à Pékin. Ce genre de compétition est différent des Jeux.

Donc, il ne faut pas se mettre trop de pression ni trop de stress. Il faut se placer dans un bon état d'esprit. Ça sera dur, car, aux Olympiques, tout est plus gros, plus grand.

Un parcours de résilience

La Néo-Brunswickoise saura aussi tirer des leçons de son expérience personnelle. De Fredericton à Milan, le chemin a été long et parsemé d'embûches.

Elle patine.

Rikki Doak à l'entraînement en 2020

Photo : Patinage de vitesse Canada

À 16 ans, elle a passé un été au Centre national de courte piste, à Montréal. Elle a eu la piqûre, se rappelle sa mère.

Elle m'a dit : "C'est ce que je veux faire, c'est là que je veux être", raconte Jackie. C'est un sacrifice à faire.

Après l'obtention de son diplôme à la Fredericton High School à 17 ans, elle s'est installée pour de bon dans la métropole québécoise.

Médaille d'argent.

La médaille d'argent de Rikki, remportée aux Jeux du Canada en 2015. Cette médaille lui a donné beaucoup de confiance par la suite.

Photo : Radio-Canada / Mikaël Mayer

Au fil des ans, malgré tout son talent, des problèmes sont survenus et le doute s'est installé.

Ç'a été difficile parce que, dans ma tête, j'étais la moins bonne, se remémore Rikki. Je faisais beaucoup de faux départs, je faisais beaucoup d'erreurs techniques, des chutes. Alors, ça ne me donnait pas les résultats que je voulais.

Elle en a parlé à ses parents, après une compétition à Salt Lake City. Rikki remarquait que tout était plus vite, tout était plus gros.

Seo Whi-min et Rikki Doak patinent.

La Sud-Coréenne Seo Whi-min et Rikki Doak bataillent pour une position dans une course en 2024.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Je lui ai répondu que c'est parce que les participantes étaient les meilleures au monde. Et que ça voulait dire qu'elle était une patineuse parmi les meilleures, relate Rick.

Il ajoute qu'elle a failli tout abandonner. Mais, son amour pour son sport l'a poussé à persévérer.

Lors d'une autre compétition, au Québec, elle a très bien réussi.

Ces déboires ont finalement été un mal pour un bien. Ce sont des difficultés qui l'ont rendue plus forte. Maintenant âgée de 27 ans, elle compte à son palmarès plusieurs médailles, dont celle en or aux mondiaux.

J'ai appris à gérer les erreurs aussi. Quand j'étais jeune, je pleurais sans aucune raison, avoue-t-elle en riant.

Observer pour gagner

Même si Rikki Doak est seulement inscrite au relais 3000 m, elle n'a pas l'intention de se la couler douce.

La patineuse veut voir comment son équipe et ses coéquipières se préparent pour les épreuves. Elle veut observer les autres équipes de courte piste, mais aussi les athlètes des autres sports.

Je veux voir comment ça va pour du monde qui fait les trois distances, je veux voir comment ça roule. Je veux voir comment les champions se préparent, explique-t-elle.

Famille devant drapeau du Canada.

Rikki, au centre, est accompagnée par sa mère, Jackie (à gauche), son père Rick (à droite), et son frère Charles.

Photo : Collection personnelle, Famille Doak

C'est une étape nécessaire pour atteindre un autre sommet.

Un peu comme elle l'a fait dans sa jeunesse, lors des fins de semaine consacrées aux compétitions dans les Maritimes et au Québec, en plus des entraînements en semaine.

Elle a sacrifié beaucoup de choses pour se rendre là, comme du temps libre avec ses amis, affirme sa mère.

Un jour, la petite fille rêvait aux Jeux olympiques. Maintenant, la grande patineuse y est. Et il n'est aucunement question de faire de la figuration.

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