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Alors que des milliers d'élèves du secondaire célèbrent l'obtention de leur diplôme à travers le Manitoba, plusieurs diplômés reviennent sur les défis surmontés et les personnes qui propulsent leurs ambitions d'avenir.
S'épanouir par la danse à l'École secondaire Garden Hill
À l'École secondaire Garden Hill, située au sein de la Nation Anisininew — une communauté isolée accessible uniquement par avion à plus de 450 kilomètres au nord-est de Winnipeg —, Joshua McPherson a prononcé le discours d'adieu devant près de 30 diplômés.
Malgré des conditions difficiles, dont une fermeture de l'établissement en 2022 causée par de la moisissure, il a maintenu d'excellentes notes et siégé au conseil étudiant. Il attribue sa réussite au programme de danse et de mentorat de l'organisation autochtone Outside Looking In, grâce auquel il a pu se produire à Toronto.
Grâce à la danse, j'ai pu vraiment me laisser aller à ressentir pour la première fois depuis des années, se réjouit Joshua McPherson
Cette expérience le mène cet automne à l'Université métropolitaine de Toronto en psychologie. Cela me donne la chance de pouvoir enfin déployer mes ailes , a-t-il confié, ajoutant : Savoir que je suis capable de faire une différence dans la vie des autres me motive vraiment pour mon avenir.

Joshua McPherson, major de promotion de l'école secondaire Garden Hill, célèbre la remise des diplômes en compagnie de sa mère, Wanda Nattaway, mercredi.
Photo : Gracieuseté de Joshua McPherson
L'art comme voix pour une réfugiée à Niverville
À l’école secondaire de Niverville, Sarina Jafari, 19 ans, savoure sa réussite après un long périple. Réfugiée chrétienne ayant fui l'Afghanistan pour l'Inde en 2018, elle s'est installée au Canada l'été dernier avec sa mère et ses deux frères et sœurs. C'était extraordinaire. J'ai eu l'impression de pouvoir enfin respirer , se rappelle-t-elle. Je rêvais d'aller dans un endroit où j'aurais ma propre identité.
Soutenue par des mentors et des enseignants, elle a exprimé son vécu à travers des dessins au fusain exposés en janvier, dénonçant notamment le sort des femmes en Afghanistan, où les talibans interdisent l'école aux filles après la 6e année. Sa réussite honore aussi ses proches : Ma mère n’a jamais pu obtenir son diplôme. Je suis heureuse de faire leur fierté.
Après une année sabbatique pour obtenir son permis, économiser et voyager, elle entend poursuivre ses études à l'université.

L'œuvre de Sarina Jafari représentant le sport national de l'Afghanistan, le bouzkachi, ou « attrape-chèvre », est exposée à l'Aréna du Centenaire de Niverville.
Photo : Radio-Canada / Travis Golby
Le rythme de la réussite au John Taylor Collegiate
À Winnipeg, Gus Moar, 18 ans, salue le soutien de ses professeurs et de ses camarades de groupe du John Taylor Collegiate. Musicien accompli, il a joué de la batterie et du saxophone dans plusieurs formations, dont son groupe Gus Moar Plus Four.
C'est tout simplement formidable de savoir que j'aurai ces souvenirs sur lesquels me pencher quand je serai plus vieux. Ressentir le rythme pendant que je joue... ça fait du bien. Savoir que d'autres personnes comptent sur moi rend la musique spéciale, souligne Gus Moar.
Faisant partie des 130 diplômés qui ont défilé une dernière fois dans leurs anciennes écoles primaires sous les applaudissements des enfants, il qualifie la fin du secondaire d'excitante, mais aussi un peu épeurante.
Il combinera plusieurs disciplines à l'université à la rentrée, ambitionnant de devenir enseignant de mathématiques ou de musique.

Gus Moar, 18 ans, est un élève diplômé inscrit au tableau d'honneur du John Taylor Collegiate, qui espère devenir enseignant de mathématiques ou de musique.
Photo : Radio-Canada / Travis Golby
Solidarité et persévérance à l'École secondaire St. John's
La cérémonie de l'école secondaire St. John's de Winnipeg a mis à l'honneur plus de 100 diplômés lors d'un protocole traditionnel incluant un chant d'honneur, une scène en roue de médecine et la remise de couvertures de l'étoile aux bacheliers autochtones.

Aeyla Antique, 18 ans, prévoit d'étudier le commerce à l'université dans l'espoir de devenir avocate.
Photo : Radio-Canada / Prabhjot Singh Lotey
La majore de promotion Aeyla Antique, arrivée des Philippines durant son enfance, estime qu'elle n'aurait pas réussi sans l'aide aux devoirs et l'orientation de l'école. C'est vraiment important d'avoir des gens qui vous soutiennent , affirme-t-elle. C'est vraiment ce que nous sommes en tant qu'école, en tant que communauté, n'est-ce pas? Et nous sommes toujours là pour nous élever les uns les autres.

Christian Colombe, 18 ans, a joué au rugby et au football au secondaire et étudiera l'ingénierie à l'université.
Photo : Radio-Canada / Prabhjot Singh Lotey
Son camarade Christian Colombe, 18 ans, a également puisé sa force dans son entourage pour surmonter le décès de sa jeune sœur en février. J'ai été très touché par tout le soutien que j'ai reçu lorsque ma jeune sœur est décédée, et cela m'a beaucoup motivé à continuer... de savoir que toutes ces personnes me soutenaient.
Après avoir déménagé de Brandon pendant la pandémie et pratiqué le football et le rugby, Christian Colombe se dirige vers des études en ingénierie. Je suis vraiment fier d'avoir réussi à faire un retour en force sur le plan académique , conclut-il. Je suis content que ce soit fini. Je suis juste triste que les enseignants et les amis d'ici me manquent.
Avec les informations de Rosanna Hempel


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