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Le président des sénateurs LR, réélu en Ardèche, réagit aux sénatoriales de ce dimanche qui a vu la formation d’un groupe RN-UDR. Il se défend de toute porosité avec l’extrême droite et estime que les Sénatoriales renforcent son parti pour la présidentielle.
Propos recueillis par Nathalie Mauret - Aujourd'hui à 18:27 | mis à jour aujourd'hui à 19:13 - Temps de lecture :
« Ce n’est pas une déception car c’est la traduction des élections municipales. C’est même plutôt un très bon score car cela confirme notre implantation, et nous gagnons des sièges dans des départements où nous n’en attendions pas comme la Creuse ou l’Aube. Dans la Drôme, il y a désormais deux sénateurs LR quand il y avait 3 sénateurs de gauche il y a quelques années. Ces élections sénatoriales sont donc plutôt une bonne séquence pour nous. »
« C’est erroné : on conforte une partie de nos places, y compris dans le Sud-Est comme dans le Vaucluse. Donc ce n’est pas au détriment du groupe Les Républicains, c’est au détriment de l’ensemble des groupes du Sénat. »
« C’est une évolution que je regrette. Ça ne veut pas dire que nous allons pleurer des larmes de sang. Au contraire, on est résolument engagés. Il n’y a pas de raison de trembler sur nos bases et notre implantation confirme les espoirs que nous pouvons nourrir vis-à-vis de la présidentielle. Le RN et l’UDR c’est quinze sièges sur 348 ! La voix de la majorité sénatoriale est renforcée et on porte un message clair. Et nous avons une volonté accrue de peser politiquement à quelques encablures de la présidentielle.
J’entends le récit fait autour du RN. Moi j’en ai un autre de récit, c’est le confortement de la majorité sénatoriale et c’est la voix des Républicains qui va se trouver renforcée par cette séquence. »
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« Ce que je réponds toujours : il n’y a pas de porosité entre eux et nous. Oui, il y a eu des aventures personnelles, mais nous sommes très clairs : nous ne sommes pas d’accord avec la plupart des propositions du RN et de l’UDR et nous ne nourrissons pas une pensée commune. Nous sommes fondamentalement différents. »
« Sur le régalien, il a toujours porté avec constance ces idées. J’observe que Bruno Retailleau, quand il était ministre de l’Intérieur, a toujours eu une voix singulière qui n‘était pas alignée sur le RN. Le RN veut donner le sentiment que ses idées sont brevetées. La réalité, c’est qu’on existait avant le RN, on a porté ces sujets avant le RN et on les porte, me semble-t-il, sans démagogie. On n’attend pas le RN pour avoir des idées. Les Français attendent qu’on leur parle aussi de leur pouvoir d’achat, qu’on leur dise concrètement les choses, pas simplement qu’on fasse des effets de manche sur des thèmes très généralistes sans dire précisément ce qu’on fait. »
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« Non, je l’analyse comme une poussée qui répond à une forme parfois de colère, d’inquiétude, d’agacement. Très souvent, c’est le moyen qu’ont trouvé certains de nos concitoyens de dire leur volonté de changement. Je viens de passer trois mois en campagne et je peux témoigner que les maires en ont ras le bol d’avoir chaque jour des contraintes supplémentaires.
L’un des messages de cette élection est qu’il faut que nous soyons dès demain en mesure de renverser la table. Si nous sommes en capacité, - principalement au moment de l’élection présidentielle, mais aussi dès maintenant au travers d’initiatives législatives - de montrer que l’on a bien entendu ce message, je suis certain que nous pourrons engranger des points. »
« Nous pensons que c’est un danger réel pour une partie de notre démocratie. Et donc, nous continuerons à les combattre. Ce sera l’occasion pour LFI de montrer que ce parti est incapable d’aller au-delà de sa volonté de conflictualisation, du débat public. Durant mes trois mois de campagne, j’ai pu constater que l’image de l’Assemblée nationale, du fait notamment de l’attitude de la France insoumise, est condamnée par nos concitoyens et par les élus des territoires. »


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