NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Après quelques mois d’incertitude, les prélèvements pour surveiller la qualité de l’eau reprennent dans plusieurs rivières de l’Estrie. Une bonne nouvelle pour le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF), qui rappelle l’importance d’accumuler des données sur plusieurs années pour suivre l’état des cours d’eau.
Sur les berges du lac des Nations, à Sherbrooke, la biologiste Anne Bolduc prélève un échantillon d’eau. Le geste est simple, mais répété mois après mois et année après année, il permet de suivre l’évolution de la rivière Magog.
On recommande de faire des prélèvements une fois par mois, puis de le faire sur plusieurs mois et plusieurs années, explique Anne Bolduc, biologiste et coordonnatrice de projets au COGESAF.

Anne Bolduc est biologiste et coordonnatrice de projets au COGESAF.
Photo : Radio-Canada / Maelys Buteau-Leduc
Les analyses permettent notamment de mesurer le phosphore et les bactéries, comme les coliformes fécaux. Elles servent surtout à observer l’évolution générale de la qualité de l’eau et à détecter d’éventuelles tendances.
Quelques mois sans prélèvement
La continuité de ce suivi avait toutefois soulevé des inquiétudes au printemps. Le COGESAF avait alors été informé que cinq stations du bassin versant de la rivière Saint-François ne seraient pas échantillonnées cette saison.
Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs avait indiqué à Radio-Canada vouloir concentrer ses suivis là où les enjeux étaient jugés les plus significatifs.
Les prélèvements ont finalement repris en août et doivent se poursuivre jusqu’en novembre.
Le Ministère soutient aujourd’hui qu’il est faux de dire que le Ministère avait annoncé la suspension de ces activités.
L’échantillonnage de certaines stations, dont 11 situées en Estrie, a été retardé en raison d’un processus d’appel d’offres.
L’interruption laissera malgré tout un trou de quelques mois dans les données.

L’interruption de prélèvements laissera malgré tout un trou de quelques mois dans les données.
Photo : Radio-Canada / Maelys Buteau-Leduc
On ne verra pas s’il s’est passé des choses, par exemple, un déversement ou des choses vraiment précises dans les mois où l’échantillonnage n’a pas été fait, reconnaît Anne Bolduc.
Selon le COGESAF, les données recueillies au cours des prochains mois, combinées à celles des années précédentes, devraient néanmoins permettre de conserver un portrait représentatif de l’évolution de ces cours d’eau.
Ce suivi à long terme est particulièrement important, puisque la qualité de l’eau peut varier considérablement selon les conditions météorologiques. Une année très pluvieuse, par exemple, peut donner un portrait différent d’une année marquée par la sécheresse.
Chaleur et faible niveau d’eau
Cet été, par exemple, le niveau du lac Memphrémagog est particulièrement bas. Une diminution du niveau d’eau peut concentrer les éléments nutritifs et favoriser un réchauffement plus rapide de l’eau.
Une température plus chaude de l’eau, ça a des impacts autant sur l’apparition des cyanobactéries […] que sur les populations de poissons.
C’est notamment pour distinguer ces variations ponctuelles des tendances de fond que les scientifiques ont besoin de données recueillies pendant plusieurs années.
Les résultats servent aussi à orienter les actions sur le terrain. Lorsqu’une détérioration est observée, des analyses plus poussées peuvent être réalisées dans un secteur précis afin d’en déterminer les causes.
Ça nous permet de voir si les actions qui ont été mises en œuvre fonctionnent, ou si on a des dégradations, puis essayer de les comprendre, ajoute Anne Bolduc.
Pour le COGESAF, la reprise des prélèvements règle donc l’incertitude immédiate entourant les cinq stations. L’organisme estime néanmoins que le réseau de surveillance pourrait être encore plus étendu en Estrie.
Il n’y en a pas dans tous les lacs, il n’y en a pas dans tous les cours d’eau en Estrie, donc c’est sûr qu’il pourrait y en avoir toujours plus.


2 week_ago
76



























.jpg)






French (CA)