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Au lendemain d'un afflux migratoire sans précédent, la tension reste vive à Ceuta, malgré les dizaines de milliers de retours vers le Maroc. La ville reste profondément marquée. Les commerces ouvrent timidement leurs portes et les habitants recommencent à sortir.
Publié le 01/08/2026 12:30
Temps de lecture : 1min
Clôture frontalière entre l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique, et le Maroc, près de Fnideq . (- / AFP)
En trois jours, la petite enclave espagnole située au nord de l'Afrique a été envahie par près de 60 000 migrants venus du Maroc voisin. Les habitants peinent encore à réaliser ce qu'ils viennent de vivre. Et le traumatisme est bien présent. Tous redoutent déjà qu'un tel scénario se reproduise.
Juan, policier à Ceuta raconte des journées qu'il n'aurait jamais imaginé connaître. "La ville tout entière étaient pleine de migrants, ils étaient dans les parcs, partout. C’était une mer de migrants, décrit Juan. Des jeunes entre 16 et 25 ans, mais aussi des enfants et des familles entières".
L'invasion a conduit les habitants à s'enfermer à double tour. "Les commerces ont dû fermer leurs portes et tous les habitants de Ceuta sont restés enfermés chez eux. C’était comme le confinement durant le Covid, compare Juan, sauf qu’il y avait plein de gens dans les rues, des migrants en situation irrégulière".
Vendredi en fin d'après-midi, plus de 48 000 personnes avaient fait marche arrière, selon le ministère espagnol de l'Intérieur. Les candidats à l'émigration sont retournés dans la petite ville de Fnideq dans le nord du Maroc pour prendre des autocars qui les ramèneront chez eux. Mais certains refusent de quitter Ceuta, malgré le dispositif de sécurité qui a été renforcé.
"Je veux vivre ma vie, voyager aller en Europe, en Espagne, en France, partout !"
Marouane, un migrant de 17 ans
à franceinfo
Ce souvent les plus jeunes, comme Marouane, 17 ans, originaire de la ville de Tétouan dans le nord du Maroc. "J'ai nagé avec mes baskets et je les ai déchirées", raconte le jeune homme, les pieds nus, cheveux ébouriffés et le visage marqué par la fatigue. "Ici on dort dans la rue et j'ai faim", poursuit le jeune homme qui explique avoir "appris par les réseaux sociaux que la frontière était ouverte". "On est venus ici pour sauver nos vies", affirme-t-il.


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