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Afin de "rendre plus visible le fonctionnement d'un modèle économique singulier", la LNR a communiqué la répartition exacte de ses revenus vers les clubs de Top 14 et de Pro D2.

Par Emilie Dudon-Fournier Publié le 25 août 2026 à 10h00
Jamais la LNR n’avait communiqué là-dessus : on connaît désormais le détail de la redistribution des revenus de la Ligue, club par club et c’est une première. Qui ne manque pas d’intérêt.
Le Stade Toulousain est le club qui perçoit le plus de revenus de la LNR
On y apprend ainsi que le Stade Toulousain, plus gros budget de France (environ 60 millions d’euros pour 2026-2027), est aussi l’équipe qui a perçu le plus d’argent en 2025-2026.
Le club aux 25 Brennus a ainsi touché 8,6 millions d’euros, contre 7,5 millions pour le champion d’Europe bordelais, 5,8 millions pour le finaliste montpelliérain ou encore 4,9 millions pour le barragiste perpignanais. L’USAP est ainsi la formation qui a été la moins servie la saison passée.
Côté Pro D2, les écarts sont bien moins importants entre les clubs. Ils varient de 2,1 millions d’euros pour celui qui a touché le moins – Biarritz -, à 3 millions pour celui qui a empoché le plus – le champion de France vannetais -.
Le plus gros budget prévisionnel, Provence Rugby (20 millions d’euros selon Midi Olympique) a reçu 2,2 millions d’euros au même titre par exemple que le 12e budget, Soyaux-Angoulême (9 millions d’euros).
Solidarité, méritocratie et incitations comme socle de la répartition des revenus de la LNR
Et cela s’explique très bien. Ainsi que le détaille la LNR, la répartition des revenus repose sur 3 critères :
- la solidarité (qui représente 52% des revenus distribués en Top 14 et 62% en Pro D2)
- la méritocratie sportive (33% en Top 14 et 12% en Pro D2)
- les incitations à l’investissement (15% en Top 14 et 26% en Pro D2)
Si la solidarité implique une répartition de 70% des revenus pour le Top 14 (85,6 millions d’euros au total) et 30% pour ceux de Pro D2 (37,8 millions d’euros au total), la différence entre les clubs de l’élite se fait en fonction de leur engagement en Champions Cup ou en Challenge Cup.
L’autre gros paramètre qui influence la répartition est la méritocratie, qui prend en compte les résultats des clubs lors de la saison en cours en championnat domestique et en Coupe d’Europe, mais aussi les classements des cinq dernières années en championnat.
1900 euros de compensation par jour de mise à disposition d’un joueur au XV de France
La mise à disposition des joueurs pour leurs équipes nationales joue aussi un rôle majeur dans ces écarts. Une compensation de 1900 euros par joueur et par jour de mise à disposition pour le XV de France est par exemple mise en pace, pouvant atteindre 1,7 millions d’euros. On comprend ainsi pourquoi Toulouse, Bordeaux et Pau sont en tête du classement de cette répartition des revenus.
Les incitations financières liées à l’utilisation de JIFF (qui peuvent monter jusqu’à 1 million d’euros en Top 14 et 0,6 million en Pro D2) et au Label Stade finissent d’expliquer ces différences de traitement dans la redistribution.
Au total, la LNR a généré 190 millions d’euros en 2025-2026, via principalement les droits TV, le marketing, les revenus des matchs et les versements EPCR. 126,5 millions ont été distribués aux clubs de Top 14 et de Pro D2, 14,5 millions aux « parties prenantes (FFR, sport amateur, syndicats) et 3 millions ont servi à rembourser l’emprunt fait lors de l’interruption des championnats en 2020 en raison du Covid-19.
La redistribution des revenus en 2025-2026, club par club
TOP 14
1. Toulouse : 8,6 millions d'euros
2. UBB : 7,4 millions d'euros
3. Pau : 6,8 millions d'euros
4. La Rochelle : 6,5 millions d'euros
5. Toulon : 6,3 millions d'euros
6. Clermont : 6,1 millions d'euros
7. Racing 92 : 6 millions d'euros
7. Stade Français : 6 millions d'euros
9. Montpellier : 5,8 millions d'euros
10. Bayonne : 5,5 millions d'euros
11. Lyon : 5,3 millions d'euros
12. Montauban : 5,2 millions d'euros
12. Castres : 5,2 millions d'euros
14. Perpignan : 4,9 millions d'euros
PRO D2
1. Vannes : 3 millions d'euros
2. Colomiers : 2,6 millions d'euros
3. Grenoble : 2,5 millions d'euros
4. Agen : 2,4 millions d'euros
4. Aurillac : 2,4 millions d'euros
4. Brive : 2,4 millions d'euros
4. Oyonnax : 2,4 millions d'euros
8. Béziers : 2,3 millions d'euros
8. Carcassonne : 2,3 millions d'euros
8. Nevers : 2,3 millions d'euros
11. Soyaux-Angoulême : 2,2 millions d'euros
11. Dax : 2,2 millions d'euros
11 : Mont-de-Marsan : 2,2 millions d'euros
11. Provence Rugby : 2,2 millions d'euros
11. Valence : 2,2 millions d'euros
16. Biarritz : 2,1 millions d'euros
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