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Au dernier décompte, 116 postes d'enseignants restaient à pourvoir dans les écoles de l’Abitibi-Témiscamingue d'ici la rentrée scolaire, selon les données du ministère de l’Éducation datées du 10 août.
À pareille date l'an passé, 107 postes étaient à pourvoir.
Le Centre de services scolaire de l'Or-et-des-Bois venait en tête de liste dans la région, lui qui devait recruter 51 enseignants sur 494 postes disponibles (10,3 %), toujours en date du 10 août.
Le Centre de services scolaire Harricana suivait avec 23 postes à pourvoir (8,5 %), devant le CSS de Rouyn-Noranda avec 20 (4,8 %), le CSS du Lac-Témiscamingue avec 16 (7,9 %) le CSS du Lac-Abitibi avec six (2,5 %).
Le président de la Table des directeurs généraux de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, Jean-François Pressé, soutient qu’il ne faut pas s’alarmer devant ces chiffres.
Laissant le soin au Ministère de faire les prochaines mises à jour officielles, il souligne néanmoins que plusieurs embauches ont été effectuées depuis la séance d’affectation tenue lundi. « Depuis le 10 août, la situation change presque d’heure en heure et de jour en jour », fait observer M. Pressé.
« C’est sûr qu'on a des défis en début de chaque année pour combler nos besoins de main-d'œuvre. Pour les centres de services scolaires de la région, le recrutement se passe quand même assez bien et on est très confiants que dans les prochains jours, lorsqu’il y aura une nouvelle lecture de faite par le ministère de l’Éducation, les chiffres ressembleront davantage à ce qu’on a connu par le passé », poursuit-il.

Jean-François Pressé, directeur général du CSSOB et président de la Table des directeurs généraux de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Si on prend en exemple le Centre de services scolaire de l’Or-et-des-Bois, notre situation s'est grandement améliorée suite à la dernière prise de données. C’est similaire dans les différents centres de services scolaires. Il y a beaucoup de choses, différentes initiatives, qui sont prises pour le recrutement, signale Jean-François Pressé, qui est aussi directeur général du CSSOB.
Le manque de relève inquiète
De son côté, la vice-présidente du Syndicat de l'enseignement de la Jamésie et de l'Abitibi-Témiscamingue (SEJAT), Marie-Millie Dessureault, se dit inquiète de voir la situation empirer au cours des prochaines années si un coup de barre n’est pas donné pour rendre la profession plus attrayante.
Notre bassin d’enseignants est surtout formé à l’UQAT. Et on a de moins en moins d’inscriptions à l’UQAT. D’ailleurs, une donnée qui nous préoccupe vraiment beaucoup, c’est que cette année, les bacs en enseignement pour le secondaire n’ouvrent pas à l’UQAT et le bac en enseignement préscolaire et primaire va ouvrir seulement à Rouyn-Noranda et non à Val-d’or, faute d’inscriptions, indique-t-elle.
Quand on ne réussit pas à ce que des étudiants s’inscrivent dans des bacs en enseignement, ça va se refléter rapidement dans les postes qui vont être à combler.

Marie-Millie Dessureault, vice-présidente du Syndicat de l’enseignement de la Jamésie et de l’Abitibi-Témiscamingue. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Emily Blais
Mme Dessureault rappelle que la pénurie touche aussi le personnel professionnel et de soutien.
Il faut vraiment travailler le phénomène de la pénurie dans sa globalité. Parce que si on a assez de personnel pour venir soutenir les enseignants, on améliore les conditions de travail des enseignants, mais surtout, on améliore les conditions d’apprentissage des élèves. Et là, ça devient un beau facteur d’attraction et bien sûr de rétention du personnel, fait-elle valoir.
Jean-François Pressé convient que le faible nombre d’inscriptions dans les programmes d’enseignement à l’UQAT est préoccupant, à la fois pour les CSS et pour l’UQAT.
On a offert de travailler ensemble et de voir à trouver des solutions pour promouvoir davantage les métiers et professions en éducation pour qu’on puisse attirer de nouveaux étudiants. C'est un travail qui doit se faire et qu’on va accentuer dans les prochains mois, parce que oui, on est préoccupés par le manque d’étudiants dans les différents programmes, mentionne-t-il.
On est à pied d'œuvre pour offrir aux élèves et à leurs parents ainsi qu’au personnel une rentrée super réussie et accueillante, termine M. Pressé.


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