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Les conventions collectives des quatre principaux syndicats enseignants de l’Ontario venaient à échéance lundi, le 31 août. Dans certaines régions, l'école a déjà repris, alors que pour la plupart des enseignants, la rentrée se fait cette semaine ou la semaine prochaine, avec un contrat de travail échu.
Pour l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), les pourparlers, qui ont commencé en juin, sont maintenant dans une impasse, dit Gabrielle Lemieux, présidente du syndicat.
Elle affirme que le gouvernement de Doug Ford et l'association des conseils scolaires ont voulu traiter de plusieurs questions à la table de négociation centrale, plutôt qu'aux tables locales, menant à une requête de l'AEFO auprès de la Commission des relations de travail de l'Ontario (CRTO), qui évalue la situation présentement.
Ça crée cette instabilité-là au niveau de la rentrée.

Il faut réinvestir en éducation en Ontario, affirme Gabrielle Lemieux, présidente de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO).
Photo : Radio-Canada
Les dispositions des conventions collectives échues continuent à s'appliquer pour l'instant.
On est dépassés en salle de classe, on n'a pas les ressources dont on a besoin, soutient Mme Lemieux, qui continue néanmoins à miser sur la négociation.
L'AEFO s'attendait à des défis en matière de négociation avec le gouvernement, dit-elle, compte tenu des décisions unilatérales prises par le passé par le ministre de l'Éducation Paul Calandra.
David Mastin, président de la Fédération des enseignantes et des enseignants anglophones de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), affirme lui aussi que les négociations sont paralysées pour l'instant.
Il n’y a eu aucun jour de négociation concernant les enjeux principaux sur lesquels nous devons nous entendre avec la province.

Le ministre ontarien de l'Éducation, Paul Calandra. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette
Par courriel, Emma Testani, porte-parole du ministre Paul Calandra, déclare ceci : À cette étape préliminaire des négociations, la première étape est de déterminer quels enjeux seront négociés aux tables centrales et locales.
Certains syndicats ont choisi de demander à la CRTO de se pencher sur le dossier. Nous respectons leur décision et sommes prêts à continuer de discuter de la portée des enjeux locaux et centraux avant de passer à la prochaine étape des négociations.
Pourrait-il y avoir une grève?
L'AEFO n'exclut pas le recours à un vote de grève, si besoin est, affirme Mme Lemieux. On ne met aucune option de côté, dit-elle.
La FEEO profite du début de l'année scolaire pour demander aux familles ontariennes de se joindre à [eux], dit David Mastin. L’éducation publique est un atout incroyablement important dans cette province, ajoute le chef syndical.
La Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) déclare que le syndicat n’est pas encore à l’étape de déclencher un vote de grève. Nous attendons toujours le jugement relatif aux enjeux de nature locale et centrale , fait savoir sa présidente, Martha Hradowy.
M. Mastin, quant à lui, ne se mouille pas par rapport au risque de grève. Je veux être très prudent en répondant à cette question, dit-il, lorsqu’interrogé sur le sujet. Si le gouvernement vient de l’avant avec du financement et la reconnaissance qu’il s’agit d’un système qui vaut la peine d’être soutenu, nous pouvons éviter des embûches, poursuit-il.
Des négociations houleuses en 2023
Les dernières négociations avec le gouvernement Ford, alors représenté par le ministre de l’Éducation Stephen Lecce, ont été houleuses.
Les membres de la FEEO ont voté à 95 % en faveur d’un mandat de grève pour leur syndicat. Deux mois plus tard, le syndicat et la province sont néanmoins parvenus à conclure l’entente qui se conclut cette semaine. Les enseignants avaient alors commencé l’année scolaire avec un contrat de travail échu depuis un an.
Les enseignants du secondaire du système public anglais (FEESO) ont adopté une approche différente, en approuvant un processus visant à régler les négociations avec la province à l’aide, entre autres, de l’arbitrage exécutoire. Tout élément sur lequel les parties ne conviennent pas aux tables de négociation centrale et locale sera confié à l’arbitrage, disait le syndicat.
Une convention collective n’est pas complète tant que les sections centrale et locale ne sont pas ratifiées.
Avec la collaboration de Gregory Wilson et de Lorenda Reddekopp de CBC


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