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Les fusillades se sont multipliées ces derniers jours dans la capitale. Face à l'escalade de la situation sécuritaire, le ministre-président bruxellois, Boris Dilliès, a réuni ce mercredi en fin d'après-midi le Conseil régional de sécurité (Cores).
Cette concertation s'est tenue dans les locaux de safe.brussels, en présence du ministre fédéral de l'Intérieur, Bernard Quintin (MR), de la ministre fédérale de la Justice, Annelies Verlinden (CD & V), du procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, de la commissaire nationale aux drogues, Ine Van Wymersch, de la haute fonctionnaire Sophie Lavaux, ainsi que des bourgmestres et représentants des zones de police bruxelloises.
Plusieurs leviers ont été activés pour endiguer ces violences sur fond de guerres de territoires liées au trafic de stupéfiants. Bernard Quintin a ainsi officialisé le déploiement de 40 policiers supplémentaires afin d'accroître la présence dissuasive dans l'espace public et d'étoffer les capacités d'enquête.
"Bruxelles ou Kaboul ? L'État d'urgence est dépassé" : le monde politique réagit à la fusillade devant le métro ClemenceauLe ministre de l'Intérieur souhaite également un déploiement accru des militaires au-delà du dispositif actuel dans les gares et métros bruxellois. Il plaide en outre pour un enregistrement obligatoire des trottinettes et autres deux-roues afin de pouvoir mieux suivre leur utilisation dans le trafic de drogue.
Philippe Close (PS) a par ailleurs, acté, au nom de la Conférence des bourgmestres, l'octroi de renforts venus d'autres zones de police locale pour épauler la zone Midi (Anderlecht, Forest, Saint-Gilles). L'objectif est d'intensifier la présence nocturne et en journée dans les points chauds, tout en offrant aux enquêteurs l'oxygène nécessaire pour démanteler les filières criminelles. Sur le plan opérationnel, les brigades antigang et canines ont par ailleurs été placées sous un commandement unique.
Commandement unique, caméras centralisées, centres fermés, prévention...: les bourgmestres bruxellois s'accordent sur une ligne face aux fusilladesDe son côté, Boris Dilliès a confirmé l'installation prochaine de 20 caméras mobiles dans les zones sous tension.
Une coordination resserrée
Un plan de coordination renforcé verra également le jour pour fluidifier les flux d'informations entre polices, autorités judiciaires, pouvoirs locaux et acteurs de la prévention et de la santé. Le futur commissaire régional aux drogues, attendu en septembre, prendra toute sa part dans ce dispositif transversal.
Couvre-feux et zones à accès restreint
Enfin, des dispositions plus coercitives ont été mises sur la table : le ministre-président a rappelé aux édiles communaux la possibilité d'instaurer des couvre-feux ou des zones à accès restreint aux seuls riverains dans les secteurs les plus meurtris par la délinquance.
Une manière de limiter les allées et venues et de renforcer la sécurité dans ces quartiers. Des mesures musclées, mais qui pourraient se heurter à une certaine résistance politique et citoyenne…
Fusillades à Bruxelles : l'éphémère "union sacrée" entre MR et PS vole déjà en éclats"La lutte contre le trafic de drogues ne peut pas être menée en silos. C'est la coordination permanente qui nous permettra d'obtenir des résultats durables" a commenté Boris Dilliès. "Avec ces nouveaux renforts humains et matériels, nous apportons aussi des moyens concrets pour soutenir directement les forces sur le terrain et être plus efficaces face aux trafiquants".
Deux fusillades à Saint-Gilles en une nuit : une balle perdue termine dans la façade d'une riverainePour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


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