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Après avoir fermé sa succursale des Galeries de la Capitale en plein débrayage l'automne dernier, la librairie Renaud-Bray procédera à la fermeture de sa succursale de Laurier Québec, dont les employés sont en grève depuis décembre 2024.
Les travailleurs de Laurier Québec ont appris la nouvelle vendredi midi selon la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Le syndicat affirme qu'une trentaine d'employés perdront leur emploi, et qu'ils sont sous le choc.
Le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray (CSN), Jimmy Demers, dit ressentir beaucoup, beaucoup de colère, beaucoup d’amertume. Mais honnêtement, pas beaucoup de surprise. Ça fait partie de son modus operandi.
La succursale des Galeries de la Capitale avait été fermée l'automne dernier après 10 mois de grève des employés.

Jimmy Demers est président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray (CSN).
Photo : Radio-Canada / Alexandre Painchaud
La présidente de la CSN, Caroline Senneville, rappelle que les syndiqués de Renaud-Bray demandaient 1 $ de plus que le salaire minimum. C’est un mépris de ces travailleurs-là quand on est soi-même dans la richesse. C’est un mépris de la clientèle, critique-t-elle.
Renaud-Bray, ce n'est pas juste un vendeur de bébelles, c'est un vendeur de livres. Les clients, les clientes viennent là pour avoir des conseils. Le message de Blaise Renaud, c'est : ''Je m'en fous.''

Caroline Senneville est présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).
Photo : Radio-Canada / Alexandre Painchaud
Renaud-Bray possède une autre boutique dans le secteur, après avoir changé l'enseigne de l'ancien magasin de musique Archambault de Place Sainte-Foy.
L'entreprise et son propriétaire, Blaise Renaud, ont été sanctionnés au cours des derniers mois par le Tribunal administratif du travail pour entrave syndicale et recours à des briseurs de grève.
On va se revoir en cour, estime Jimmy Demers. On a déjà une plainte contre lui pour la fermeture des Galeries de la Capitale parce que c'était un geste antisyndical. Même chose avec Place Laurier, c'est toujours un geste antisyndical et, qu'il le veuille ou non, il va devoir répondre de ses actes, avance-t-il.
Au moment d'écrire ces lignes, Renaud-Bray n'avait pas encore répondu aux questions de Radio-Canada.
Avec les informations de Marie-Pier Mercier


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