Après Paris et Lourdes, Léon XIV consacrera une journée entière à Metz (Moselle), le lundi 28 septembre. Son maire François Grosdidier se félicite de voir sa ville « en mondovision une journée entière ».

Philippe Marque - Aujourd'hui à 18:00 | mis à jour aujourd'hui à 18:09 - Temps de lecture :

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Sold out ! Tout est parti en quelques minutes. Comme pour la tournée de Céline Dion. Les billets gratuits pour accéder aux places par lesquelles Léon XIV va transiter le 28 septembre à Metz n’ont pas fait long feu. Depuis l’annonce officielle de sa venue, le 9 juin, la ville connaît un engouement sans pareil. Quelques semaines auront suffi au parc hôtelier pour afficher complet, malgré des prix parfois multipliés par quatre. Airbnb a observé une hausse de 194 % des recherches, Booking.com un bond de 306 %. Du coup, l’évêché en appelle aux volontaires pour héberger les fidèles.

« La ville en mondovision une journée entière »

En pleine explosion touristique, Metz ne pouvait rêver meilleure exposition. François Grosdidier, son maire, s’en réjouit : « Quand on travaille depuis des années sur l’image, avoir la ville en mondovision une journée entière, on n’osait même pas en rêver. Cette visite fera date. Ses effets se feront longtemps ressentir. » C’est déjà le cas sur la très visitée cathédrale, dont la fréquentation est en hausse de 8 à 10 % : « C’est l’effet pape. Les gens viennent prier avant sa venue », commente Philippe Hiegel, qui préside l’Œuvre de la cathédrale. Léon XIV y célébrera une messe à 16 heures. La jauge a été exceptionnellement augmentée à 2 000. Et 10 500 fidèles massés sur les trois places ceinturant l’édifice seront invités à communier.

À Metz, le pape donnera une messe en la cathédrale. Mais il délivrera surtout un discours politique très attendu. Photo EBRA/LER/Alexandre Marchi

À Metz, le pape donnera une messe en la cathédrale. Mais il délivrera surtout un discours politique très attendu. Photo EBRA/LER/Alexandre Marchi

Le Saint-Père quittera à 18 h 30 la France depuis Lorraine aéroport. La plateforme, qui s’apprête à accueillir l’avion du Vatican et ceux de nombreux chefs d’États, a dû annuler les trois vols réguliers prévus ce jour-là. Et son parking est déjà interdit au public. Ce qui en dit long sur le dispositif sécuritaire qui va entourer cette journée : le Premier ministre a publié vendredi 4 septembre un décret faisant de la venue du pape un Grand événement au sens de l’article L. 211-11-1 du code de la sécurité intérieure : entendez, une enquête approfondie pourra être diligentée afin de filtrer certaines entrées et sorties des sites concernés. En centre-ville, les restrictions de circulation de stationnement ou d’accès commencent à tomber. Huit écrans géants, sur lesquels toute la journée sera diffusée, seront disséminés un peu partout.

Jusqu'à 100 000 personnes attendues

En quête de 1 200 bénévoles, l’évêché en a trouvé plus de 1 500. Et si 39 500 personnes ont candidaté pour accéder aux endroits phares, 50 000 à 100 000 personnes sont attendues en ville. Le pape y animera en matinée deux rencontres, l’une œcuménique et l’autre politique. Avant de déambuler en papamobile sur un parcours de 2 200 mètres. Il débutera dans la Metz impériale construite de 1871 à 1918 durant l'annexion allemande, pour rejoindre le vieux Metz. Un joli symbole de la dualité que le souverain pontife vient y chercher.

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