Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Relancer le gaz de schiste alors que les vieux puits fuient?

3 month_ago 17

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Pendant que l’aspirante première ministre Christine Fréchette ouvre la porte à un retour du gaz de schiste, des puits forés il y a plus de 15 ans laissent toujours fuir du méthane, un très puissant gaz à effet de serre. La loi en vigueur au Québec oblige pourtant les entreprises à les fermer « définitivement ». Or, aucun des 29 puits n’a encore été fermé, malgré les dizaines de millions de dollars de fonds publics disponibles pour financer les travaux.

Selon les données fournies au Devoir par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE), au moins 6 des 18 puits qui ont été forés et fracturés laissent présentement fuir du méthane dans l’atmosphère. Les 11 autres puits n’avaient pas été fracturés à l’époque de leur forage, vers 2010, soit au moment où l’industrie prévoyait de forer pas moins de 20 000 puits dans la vallée du Saint-Laurent.

Le MEIE, que Mme Fréchette dirigeait toujours en janvier dernier, récolte sur une base régulière des données sur les fuites à la tête des puits. Celles-ci permettent de constater que le volume des « fuites totales » quotidiennes atteint 127,3 m³, selon « les données les plus récentes ». Non seulement ce volume ne recule pas au fil des années, mais il serait même à la hausse, notamment par rapport à 2024. Globalement, le volume actuel de 127,3 m³ par jour équivaut à près de 46 500 m³ de méthane par année.

Sur les six puits qui fuient, trois représentent la quasi-totalité des fuites et ils sont tous connus pour relâcher du méthane depuis plusieurs années. C’est le cas d’un puits foré et fracturé en 2008 par Talisman Energy, une entreprise albertaine qui n’existe plus.

Ce seul puits, situé à La Visitation, laisse fuir dans l’atmosphère plus de 18 000 m³ de méthane chaque année. Dès 2010, des « émissions de gaz » ont été mesurées à 49 m³ par jour, et elles se sont poursuivies même après des travaux de « réparation du puits ». Selon les données du MEIE, les fuites quotidiennes dépassent aujourd’hui les 50 m³.

Dans le cas d’un autre puits foré par Talisman, les fuites quotidiennes sont passées de 36 m³ en 2024 à près de 42 m³ aujourd’hui, soit plus de 15 000 m³ par année. Ce puits situé à Saint-Édouard, en Montérégie, a connu des fuites dès 2010. Dans un rapport de 2019, un inspecteur du MEIE constatait de nouveau des problèmes importants : « Il y a une migration de gaz qui représente un risque d’incendie ou un autre risque pour la sécurité des personnes et des biens et pour la protection de l’environnement. »

Un puits foré en 2007 par Gastem à Saint-Louis-de-Richelieu, à quelques mètres d’un secteur résidentiel, présentait pour sa part de « faibles émissions » en 2010. Mais lors d’une inspection réalisée en 2021, le ministère a constaté une fuite de gaz importante, tout en notant une « émanation de gaz hors d’un puits qui représente un risque pour la santé ou la sécurité des personnes ou pour la sécurité des biens ». Aujourd’hui, ce puits laisse fuir plus de 12 000 m³ de gaz chaque année.

Aucun puits fermé

« Dans le cadre des travaux de fermeture définitive des puits, ces fuites devront être corrigées par les titulaires », indique le MEIE dans une réponse écrite. Ces trois puits, problématiques depuis plusieurs années, devraient en fait être déjà fermés, tout comme les autres forés par l’industrie du gaz de schiste entre 2007 et 2010.

Cette obligation légale découle de la loi adoptée par le gouvernement caquiste en 2022 pour mettre un terme à l’exploration pétrolière et gazière au Québec. Des plans de fermeture avaient même été déposés au MEIE dès 2019. Or, précise le ministère, « aucun puits » n’a encore été fermé définitivement « en raison des délais occasionnés par les procédures judiciaires ».

Les entreprises responsables avaient en effet refusé de les fermer, même si le gouvernement avait prévu de payer 75 % de la facture, pour un total évalué à 33 millions de dollars. Au lieu de se conformer à la législation, elles ont intenté une action en justice pour contester sa constitutionnalité, évoquant une « expropriation déguisée ». Elles ne réclament pas moins de 18 milliards de dollars d’indemnisation dans le cadre de démarches toujours en cours.

Elles ont contesté l’obligation de fermer leurs puits. Un premier jugement de la Cour supérieure, rendu en janvier 2024, leur a accordé un sursis, avant que la Cour d’appel du Québec ne tranche en faveur du gouvernement et annule ce sursis en mai 2025. Les entreprises se sont donc tournées vers la Cour suprême en déposant une demande d’autorisation d’appel de ce jugement. Celle-ci a rejeté leur demande en octobre dernier.

Des fuites sous-estimées ?

Membre du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste et les enjeux énergétiques au Québec, Marc Brullemans déplore le fait que les puits forés à l’époque, sans consultation publique et sans évaluation environnementale, sont toujours présents dans le paysage. Il estime aussi que les fuites, qui témoignent selon lui des effets qu’aurait pu avoir le déploiement à grande échelle de l’industrie, sont sous-estimées. M. Brullemans rappelle que la fracturation permet au méthane de fuir vers l’atmosphère sans remonter uniquement dans le puits foré.

Que signifient néanmoins les fuites de méthane évaluées aujourd’hui à 127,3 m³ par jour ? Selon les calculs effectués par le titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal, Pierre-Olivier Pineau, cela équivaut chaque jour aux émissions annuelles de gaz à effet de serre d’un citoyen qui consommerait un peu plus de 1000 litres d’essence, soit la consommation moyenne annuelle. Le directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier, Normand Mousseau, estime que ces fuites se comparent chaque année au bilan carbone de l’utilisation de 250 véhicules à essence.

Les émissions de méthane sont considérées comme étant particulièrement problématiques en matière de lutte contre la crise climatique, puisque ce gaz à effet de serre est au moins 80 fois plus puissant que le CO2 sur un horizon de 20 ans.

Dans ce contexte, la directrice générale de Nature Québec, Alice-Anne Simard, déplore l’idée de vouloir relancer l’exploration en sol québécois. « Forer des milliers de puits au cœur des communautés pour une énergie du passé ne ferait qu’augmenter la facture à payer par les contribuables québécois, alors que le potentiel économique de cette industrie n’a pas été démontré. Le Québec a tout à gagner à investir dans la transition énergétique et les énergies renouvelables, pas à revenir en arrière. »

Ensemble, soutenons la réflexion

Média rigoureux et lucide, Le Devoir ne se contente pas de relater les faits.
Nos journalistes vous offrent les clés pour mieux comprendre l'actualité
d'ici et d'ailleurs. En soutenant notre mission, vous assurez la pérennité
d'un journalisme indépendant, exigeant et engagé.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway