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L’une a besoin d'espace pour loger ses futurs travailleurs miniers, l’autre peine à offrir des services de base. C'est pour examiner ce mariage de raison que Malartic et Rivière-Héva ont officiellement demandé au gouvernement, lundi soir, d'étudier un éventuel regroupement municipal entre les deux localités.
Le maire de Rivière-Héva, Yvon Charette, ne s’en cache pas : faute de moyens, il est difficile pour la petite communauté située sur la route 117 de recruter du personnel, d’offrir des salaires concurrentiels et d’étendre les services à la population.
À l’heure actuelle, c’est même le Service incendie de Malartic qui fait office de premier répondant à Rivière-Héva. Les citoyens de Rivière-Héva qui parcourent les 15 kilomètres qui les séparent de Malartic pour pratiquer des loisirs se font rembourser par leur municipalité.
Juste une étude de génie civil peut nous coûter dans les centaines de milliers de dollars, explique Yvon Charette. On n’a pas ces moyens-là.

Près de 1500 personnes habitaient à Rivière-Héva, selon le recensement de 2021. Environ 15 kilomètres séparent Rivière-Héva de Malartic.
Photo : Radio-Canada / Jessica Gélinas
M. Charette ajoute que cinq des six conseillers municipaux se sont fait élire sur la promesse de mener une étude sur un éventuel regroupement municipal. L’étude en question a été demandée lundi soir par les deux communautés au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH).
On n’a pas beaucoup de services, à part le dôme en hiver pour le hockey et notre bibliothèque municipale, qui n’est pas très grosse.
Rappelons que deux équipes complètes se sont affrontées à Rivière-Héva lors des élections municipales de novembre dernier. Cette élection est survenue après une année mouvementée, marquée par une augmentation moyenne de 27 % du compte de taxes municipales.
Opportunité de croissance
Le maire de Malartic, Martin Ferron, souligne lui aussi les défis de main-d’œuvre et de qualité de service dont les municipalités font face. Dans le cas d’un éventuel regroupement, il croit que les deux communautés pourraient se développer en exploitant les terrains disponibles du côté de Rivière-Héva.

L'affiche de bienvenue de Malartic, à l'entrée de la ville.
Photo : Radio-Canada / Jessica Gélinas
« Malartic a des milliers d’emplois à offrir au cours des prochaines années avec le développement minier qui s’accélère. Si on a pas d’opportunités de terrains à leur offrir, les gens qui occuperont ces emplois ne s’établiront pas ici. Ils vont faire du fly-in fly-out, mais ce n’est pas ce qu’on souhaite », mentionne M. Ferron.
Les chicanes de clochers, c’est du passé, on n’est pas là.
L’étude commandée au ministères des Affaires municipales sera entièrement financée par celui-ci. MM. Charette et Ferron précisent qu’aucune décision n’a été prise et que la population pourra s’exprimer via des modes de consultation.
Au terme de l’étude et des consultations, les deux municipalités pourraient décider de maintenir le statu quo, de réclamer une fusion ou de regrouper certains services municipaux, comme l’entretien de la voirie.


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