Moins de visiteurs, des animations adaptées à la progression du mercure : l’économie des sites animaliers de la région a été éprouvée par les fortes chaleurs de ces derniers jours.

Le Progrès - Aujourd'hui à 19:00 | mis à jour aujourd'hui à 19:12 - Temps de lecture :

Le Parc des oiseaux de Villars-les-Dombes, dans l’Ain, doit adapter ses activités aux fortes chaleurs, qui impactent fortement sa fréquentation. Photo Jean-Pierre Balfin Le Parc des oiseaux de Villars-les-Dombes, dans l’Ain, doit adapter ses activités aux fortes chaleurs, qui impactent fortement sa fréquentation. Photo Jean-Pierre Balfin

Vous avez souffert de la canicule de ces derniers jours ? Vous n’êtes pas les seuls. Les pensionnaires à quatre pattes des parcs animaliers de la région Auvergne Rhône-Alpes en ont aussi bavé pour faire face aux 35 à 40 degrés régulièrement enregistrés dans nos territoires. Les sites se sont mis en quatre pour prendre soin de leurs protégés, et ont dû adapter leur activité à ces conditions extrêmes de plus en plus fréquentes. Leur rendement, lui aussi, en a pâti.

Ça a été le cas, notamment, au Parc des oiseaux de Villars-les-Dombes. « Le dérèglement climatique est, depuis 2020, le facteur le plus influent de la stratégie de développement du Parc car il fragilise l’économie de la période estivale, qui représentait 50 % de notre chiffre d’affaires jusqu’en 2016 », analysait Emmanuel Visentin, directeur du site, au lendemain d’un week-end à très faible fréquentation. Le dimanche 21 juin, seuls 500 visiteurs ont arpenté les allées du Parc, qui peut en accueillir 2 500 en temps « normal »…

«Certains oiseaux ne volent pas par cette chaleur »

Au Pal, dans l’Allier, le public vient également moins quand il fait très chaud. Du coup, on réduit là aussi la voilure, notamment en ce qui concerne les représentations de vols de rapaces : « Il y a moins de visiteurs, et des espèces ne volent pas par cette chaleur », a récemment expliqué Nicolas Géli, le directeur du centre de loisirs, au Journal de Saône-et-Loire.

Au parc de Courzieu, bien connu pour les loups qu’il abrite et les oiseaux qui y font le spectacle, on a procédé de la même façon en ramenant ledit spectacle le matin. Triple objectif : protéger les animaux, préserver le personnel, privilégier le confort du public ici aussi moins nombreux que d’habitude durant cette période. Certes, le parc forestier rhodanien, perché à 600 mètres d’altitude et couvert par la forêt, bénéficie d’un peu plus de fraîcheur que ses cousins de la plaine, mais lui aussi doit composer avec un manque à gagner. Comme le dit encore le boss du Parc des oiseaux de Villars-les-Dombes, il devra peut-être également plancher, un de ces jours, sur « un changement de modèle et de saisonnalité ».

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