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Des membres de conseils d’administration de copropriétés ont des réactions partagées à l’idée d'une formation obligatoire pour améliorer la gouvernance de ces entités composées entièrement de bénévoles qui gèrent d’immenses avoirs.
L’Association immobilière de la Colombie-Britannique a réclamé la mise en place d'une formation dans une lettre envoyée au gouvernement provincial en février. Une formation similaire existe déjà en Ontario.
L’Association, qui représente les agents immobiliers, a notamment affirmé que ces conseils syndicaux composés de bénévoles bien intentionnés, mais dépourvus de formation, sont affligés de problèmes récurrents, tels que litiges, retards d'entretien et mauvaise gestion financière.
James Balderson comprend bien les inquiétudes soulevées par l’Association immobilière. L'ambiance a été tendue dans le petit immeuble de cinq appartements où le professeur à la retraite de 87 ans habite avec sa conjointe, à Vancouver.
Chaque appartement a une voix au conseil d’administration du bâtiment, mais lui n’y siège plus. Trois différends entre lui et ses voisins sont devant le Tribunal de résolution civile et le Tribunal des droits de la personne provincial.
Il est fortement en faveur d'une formation obligatoire pour les membres de conseil d’administration de copropriété.
Si les membres du conseil de copropriété connaissaient bien la loi et leurs devoirs, leurs droits et leurs obligations, ces conflits pourraient être évités, dit-il.

L'immeuble en copropriété où habite James Balderson à Vancouver. Il compte cinq appartements.
Photo : offerte par James Balderson
De l’acrimonie à l’harmonie
Par contre, pour Andrey Murphy, son appartement en copropriété dans l’est de Vancouver et la communauté qui l'entoure sont pour lui un refuge.
Tous mes voisins sont des gens formidables. On se salue dans l'ascenseur, dit l’homme qui a bien aimé ses cinq dernières années à la présidence du conseil d'administration de la copropriété de 213 appartements.
Lui et les autres membres du conseil ont appris à gérer des travaux majeurs, tels que le remplacement des membranes d'étanchéité du bâtiment, dont le coût s'est élevé à environ 8 millions de dollars.
On n’avait pas le choix, il fallait le faire. Et nous avons réuni toutes les bonnes personnes. Nous avions une excellente compagnie de gestion, dit M. Murphy, qui enseigne la mécanique industrielle à l'Institut de technologie de la Colombie-Britannique (BCIT).
Andrey Murphy ne voit donc pas la nécessité d'une formation obligatoire. Dans son cas, chaque membre du conseil a apporté des compétences uniques.

Matthew Shaw et son épouse dans leur appartement à Tsawwassen, en banlieue de Vancouver.
Photo : fournie par Matthew Shaw
Un travail ingrat
L'expérience de Matthew Shaw est moins agréable.
Depuis plus de trois ans, il siège au conseil d’administration de sa copropriété, qui compte 33 logements, à Tsawwassen, en banlieue de Vancouver. Il y habite avec sa conjointe et ses deux jeunes enfants.
Cela a parfois été une expérience riche, mais généralement, cela a été plein de défis et cela m'a grugé énormément de temps.
Le plus grand défi a été un important refoulement d’égout dans la salle de rangement du bâtiment, dont les dommages s'élèvent déjà à 70 000 $.

L'immeuble en copropriété où habitent Matthew Shaw et sa famille à Tsawwassen, en banlieue de Vancouver.
Photo : soumise par Matthew Shaw
Malgré les défis de son poste, auquel il consacre de trois à six heures par semaine, Matthew Shaw est content de pouvoir redonner à sa communauté. Il est aussi fermement contre une formation obligatoire et dit que s’il avait été forcé d’en suivre une, il ne se serait jamais présenté.
Plus il y a de lois, de restrictions, de formations obligatoires, plus cela ne fera que décourager les gens d'offrir leur temps, dit Matthew Shaw.
L'Association de propriétaires de copropriété de la Colombie-Britannique abonde dans le même sens que M. Shaw, et dit aussi que, parmi les 36 000 syndicats de copropriétés en Colombie-Britannique, 0,5 % seulement sont problématiques.
La recommandation de l’Association immobilière est maintenant entre les mains du gouvernement provincial.


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