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Jean-Louis Leca et Benjamin Parrot, dirigeants du RC Lens, étaient présents à la Gaillette ce jeudi. Ils ont donné les raisons du départ de Dino Toppmöller.
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Par Florian Brassart Publié le 17 sept. 2026 à 14h24
Des explications étaient attendues, elles ont été données. Ce jeudi 17 septembre 2026, Jean-Louis Leca et Benjamin Parrot, directeur sportif et directeur général du RC Lens, étaient présents à la Gaillette dans le cadre d’une conférence de presse. Ils ont donné les raisons du départ de Dino Toppmöller. L’entraineur allemand a été démis de ses fonctions en début de semaine.
Des trajectoires ascendantes qui « n’ont pas convergé »
Mardi, le club artésien a communiqué pour annoncer le départ de son entraineur, Dino Toppmöller. Arrivé au mois de juin dernier, l’ancien coach de Francfort avait notamment remporté le Trophée des Champions face au PSG et la 1ère journée de Ligue des Champions à Prague.
En Ligue 1, les résultats étaient plus mitigés avec une seule victoire en 4 journées dont deux défaites. Mais la dynamique sportive n’est pas le seul élément qui a fait penché la balance du côté de la direction.
« Le propre de deux trajectoires ascendantes, c’est qu’elles doivent converger vers la même direction. On est là aujourd’hui parce que ça n’a pas fonctionné, il faut avoir l’humilité de le dire avec recul, introspection et le dire aussi fermement. »
Cette annonce, qui peut paraître soudaine pour les supporters mais aussi pour les médias, a été réfléchie depuis plusieurs mois par le board lensois. « Pour nous, c’est le fruit d’une observation. On scrute notre groupe, on est au contact de tout le monde. C’est le fruit d’une observation faite sur le long cours, avant même le Trophée des Champions. Au sein du staff, on sentait qu’il y avait un groupe lensois et français et un groupe international. Là où on imaginait des ponts, ce sont des murs qui se sont construits. »
Pourtant, Jean-Louis Leca et Benjamin Parrot, sans oublier Joseph Oughourlian le président du club, étaient convaincus de leur choix cet été. « Le fait est que ça n’a pas pris, on ne va pas s’en cacher. Il y a un futur, quand on est en responsabilité on ne doit pas le compromettre, d’où notre réflexion qui n’est pas de trois jours », commence Jean-Louis Leca.
« Ok, j’entends qu’il n’y a eu que 4 matchs, mais nous ne réfléchissons pas en 4 matchs mais en 3 mois. Ce qui s’est passé sur 3 mois nous laissait penser qu’on ne prenait pas la bonne direction. »
L’ancien gardien du Racing sentait que quelque chose n’allait pas déjà pendant le stage en Italie où les Sang et Or ont remporté la Como Cup. « Les premières mauvaises ondes ou mauvais feelings, c’est le stage en Italie. Je dis à Benjamin : ‘On part pas droit’. Et ma première intervention se fait dans la semaine avant le match face à Paris. » Il ajoute : « On essaye de ramer, d’activer des leviers, d’amener du soutien à tout le monde, de faire comprendre ce qu’on est, faire comprendre à ceux qui sont internes qu’on doit s’ouvrir, qu’on doit évolue, mais à l’arrivée ça ne fonctionne pas. On sentait qu’on était en train de perdre une connexion, une continuité qui tenait depuis 5 ou 6 ans. Il a fallu rectifier. »

Cette « non-connexion » avait des conséquences sur le rendement de l’équipe selon Benjamin Parrot. « On a dû agir en responsabilité et prendre une décision pour rapprocher tout le monde. C’était juste du management, on se sépare d’un membre du staff pour que le groupe se rapproche. Mais cette décision n’a pas été acceptée par le coach. »
Le départ de Dino Toppmöller peut aussi s’expliquer par un assemblage non réussi entre deux staffs très différents, aux cultures différentes. « C’est peut-être deux cultures, l’une sur des fondamentaux lensois et des principes bien établis, l’autre sur des principes d’un niveau peut-être supérieurs qui exigent peut-être une qualité d’effectif encore supérieure. Et aujourd’hui plutôt que d’attendre, le choix qu’on a fait c’est d’opter pour un mode de fonctionnement – puisque le caractère hybride n’a pas fonctionné même si c’était notre croyance initiale – plus proche de nos fondamentaux, de nos repères. C’est le retour à ce que l’on connait, à ce que l’on sait faire », insiste le directeur général.
Yannick Cahuzac, pas un intérimaire
La direction a pourtant pensé que la victoire à Prague allait changer la donne, être le déclic tant attendu, en vain. Aujourd’hui, les deux hommes, soutenus par leur président, assument leur décision bien qu’elle soit assez impopulaire auprès des supporters et suiveurs du RCL.
« Dans cette situation, bien des dirigeants auraient laissé du temps alors que les signaux étaient mauvais. Nous, on y est allé directement. Lens c’est être agile, c’est reconnaitre quand on est bon mais aussi quand on s’est trompé. C’est faire l’autopsie de ce choix. Les choix qu’on fait, on n’aime pas qu’ils soient trop mouvants, on aime la stabilité. On a pris nos responsabilités et on a agi avec le respect qu’on se doit à nous-mêmes et au club. »
Yannick Cahuzac, qui a été joueur et capitaine du Racing, va reprendre les rênes, lui qui était adjoint de Dino Toppmöller. Mais il ne s’agit pas d’un intérim. « Quand on donne notre confiance, c’est difficile de la limiter dans le temps. Il n’y a pas de notion de temps ou d’intérim, il est l’entraineur de l’équipe première. » L’ancien milieu de terrain fera ses débuts en tant qu’entraineur numéro 1 ce vendredi à Monaco et aura ensuite trois semaines de trêve pour travailler. Un nouveau cycle s’ouvre à Lens ?
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