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IA • Inflation • Pétrole • Techno-féodalisme • Fin du régime désinflationniste
Cette semaine marque peut-être un basculement historique.
Le marché continue officiellement de célébrer :
- l’IA,
- les semi-conducteurs,
- les hyperscalers,
- les infrastructures numériques,
- la “nouvelle révolution industrielle”.
Mais sous la surface :
⚠️ le pétrole reste explosif,
⚠️ la Fed redevient hawkish,
⚠️ les obligations commencent à casser,
⚠️ les coûts du calcul explosent,
⚠️ les marchés émergents vendent du Trésor US,
⚠️ l’inflation IA devient visible.
Le système entier commence à comprendre une vérité fondamentale :
Elle est :
⚡ énergétique,
🏭 industrielle,
☢️ capitalistique,
🛰️ géopolitique,
⚔️ impériale.
Autrement dit :

Pendant dix ans,
Wall Street a vendu l’idée suivante :
👉 le logiciel détruit les coûts,
👉 la technologie réduit l’inflation,
👉 le numérique remplace la matière.
Cette thèse commence à mourir.
Les données deviennent de plus en plus violentes :
- inflation des logiciels > 60 % annualisés,
- explosion des dépenses CAPEX IA,
- pénuries mémoire,
- tensions sur les GPU,
- hausse des salaires dans les semi-conducteurs,
- explosion énergétique des data centers,
- inflation des biens d’équipement.
Le marché commence enfin à comprendre :
Ou à l’électrification.
Ou à la sidérurgie.
Autrement dit :
C’est probablement le plus grand malentendu financier actuel.
L’IA n’est PAS virtuelle.
Elle exige :
⚡ électricité,
🏭 transformateurs,
☢️ nucléaire,
🧠 GPU,
🔋 cuivre,
⛏️ terres rares,
🛰️ réseaux orbitaux.
Chaque token généré :
consomme du réel.
Et ce réel devient rare.
Christopher Waller (FED) a envoyé cette semaine un message extrêmement brutal.
La Fed :
- retire progressivement son biais accommodant,
- reparle implicitement de hausses de taux,
- considère désormais l’inflation comme “la force motrice”,
- craint un désancrage des anticipations inflationnistes.
Autrement dit :

Et c’est là que ce rapport devient inquiétant.
Les actions continuent :
📈 de monter,
📈 de squeezer les vendeurs (shorts),
📈 d’exploser sur les calls (options),
📈 de pulvériser les protections.
Pendant ce temps :
⚠️ la volatilité obligataire hurle,
⚠️ les taux longs restent extrêmement élevés,
⚠️ les spreads crédit commencent à se tendre.
Le système ressemble de plus en plus :
C’est probablement le signal psychologique le plus fascinant.
Les indices battent des records.
Mais :
- le moral des consommateurs est historiquement bas,
- les enquêtes AAII restent prudentes,
- les hedges funds courent derrière le marché,
- les shorts explosent,
- les investisseurs achètent en panique.
Nous sommes peut-être dans :
Le système monte :
non parce qu’il croit au futur,
mais parce qu’il craint de rater le dernier train.
Le marché veut croire à une désescalade Iran/USA.
Mais :
⚠️ Ormuz reste sous tension,
⚠️ les négociations restent fragiles,
⚠️ le pétrole reste structurellement élevé,
⚠️ les marchés physiques restent tendus.
Et surtout :
Le pétrole redevient :
la variable maîtresse du système financier mondial.
La décennie 2010 était :
☁️ cloud,
📱 applications,
🧠 software,
💸 taux zéro.
La décennie 2026+ devient :
⚡ énergie,
☢️ nucléaire,
🏭 industrie,
🛰️ orbite,
⚔️ guerre,
⛏️ ressources critiques.
Le monde redevient :
physique.
Le vieux capitalisme reposait sur :
🏭 la propriété des moyens de production.
Le nouveau régime repose sur :
🧠 la propriété des moyens de calcul.
Les nouveaux seigneurs :
- contrôlent le cloud,
- contrôlent les GPU,
- contrôlent les données,
- contrôlent les infrastructures IA,
- contrôlent les réseaux énergétiques.
L’utilisateur ne possède plus.
Il accède.
Et celui qui contrôle l’accès :
contrôle la société.
Le paradoxe absolu commence à apparaître :
plus l’IA devient stratégique,
plus l’État devra intervenir.
Pourquoi ?
Parce que les infrastructures IA deviennent :
- vitales,
- militaires,
- énergétiques,
- souveraines.
Le marché croyait construire :
👉 un capitalisme ultra-libéral.
Il pourrait en réalité construire :
Une forme hybride :
⚔️ État + Big Tech + Défense + IA.
Le problème ultime n’est peut-être pas la machine intelligente.
Le vrai problème :
Tout devient :
- modélisable,
- prédictible,
- optimisable,
- automatisable.
Et dans un monde totalement calculable :
⚠️ le mystère devient anomalie,
⚠️ l’imprévisible devient bruit,
⚠️ l’humain devient variable statistique.
🟢 Ce qui reste structurellement haussier
IA / Semi / Infrastructure calcul
- NVDA
- AMD
- MU
- AVGO
- SMCI
Énergie / Nucléaire / Réseau
- BWXT
- LEU
- UEC
- OKLO
- VRT
- ETN
Défense / Drone / Militarisation
- AXON
- KBR
- LDOS
- KTOS
Orbitalisation du calcul
- SpaceX
- RDW
- LUNR
⚠️ Consommation discrétionnaire fragile
⚠️ Valeurs ultra-sensibles aux taux
⚠️ Crédit high yield
⚠️ Immobilier
⚠️ Marchés émergents importateurs d’énergie
⚠️ Obligations longues US
Il commence à le remplacer.”
Le XXIe siècle ne ressemble finalement ni :
au rêve libertarien de la Silicon Valley,
ni au vieux capitalisme industriel.
Nous entrons dans quelque chose de nouveau.
Un monde où :
⚡ l’énergie devient pouvoir,
🧠 le calcul devient souveraineté,
☢️ l’IA devient infrastructure,
⚔️ la guerre devient technologique,
🏰 et l’accès remplace la propriété.
Le numérique n’abolit pas l’Histoire.
- Prisoners — Neil Young
- 21st Century Schizoid Man — King Crimson
- Child in Time — Deep Purple
- Set the Controls for the Heart of the Sun — Pink Floyd
Quatre morceaux.
Quatre visions du même basculement :
👉 la captivité systémique,
👉 la schizophrénie technologique,
👉 la montée des tensions impériales,
👉 puis l’entrée finale dans le cœur noir du calcul.

Nietzsche • Maurice Dantec • Curtis Yarvin • Elon Musk • Guillaume Faye • Nick Land
Le techno-féodalisme comme métamorphose terminale de la modernité occidentale
L’erreur des analystes classiques —
économistes, journalistes, politiciens —
est de croire que nous traversons simplement :
- une révolution technologique,
- une nouvelle bulle,
- un cycle financier,
- ou un choc géopolitique.
Non.
Ce qui se produit est beaucoup plus profond.
Nous assistons :
Et c’est précisément là que :
Nietzsche,
Dantec,
Yarvin,
Musk,
Faye
et Nick Land
deviennent essentiels.
Nietzsche avait compris avant tout le monde :
Dieu meurt.
Puis les valeurs.
Puis les vérités.
Puis les peuples.
Puis l’Histoire elle-même.
Mais Nietzsche avait aussi vu autre chose :
⚠️ quand les anciennes verticalités s’effondrent,
le vide ne reste jamais vide.
Quelque chose vient toujours remplacer le sacré disparu.
Le XXe siècle avait remplacé Dieu par :
- l’État,
- la race,
- la révolution,
- la technique,
- l’économie.
Le XXIe siècle remplace désormais Dieu par :
Le nouvel absolu devient :
- l’algorithme,
- la prédiction,
- l’optimisation,
- la donnée.
L’IA n’est pas seulement une technologie.
Maurice G. Dantec avait vu venir le moment exact où :
⚡ technologie,
⚡ paranoïa,
⚡ religion,
⚡ guerre,
⚡ surveillance,
⚡ mutation anthropologique
fusionneraient.
Chez Dantec,
la technique n’est jamais neutre.
Elle agit comme :
Le réseau,
les IA,
les systèmes de surveillance,
les biotechnologies :
ne prolongent pas simplement l’humanité.
Le techno-féodalisme contemporain ressemble précisément à l’univers dantesque :
- mégastructures numériques,
- États affaiblis,
- corporations souveraines,
- fragmentation civilisationnelle,
- psychoses informationnelles,
- guerre cognitive permanente.
Le citoyen devient :
Curtis Yarvin a compris quelque chose que les libéraux refusent encore de voir :
Elle produit :
- inertie,
- bureaucratie,
- fragmentation,
- paralysie civilisationnelle.
Son intuition fondamentale :
Simplement :
elles changent de forme.
Le techno-féodalisme devient alors :
🏰 une néo-seigneurie numérique.
Les nouveaux souverains :
- hyperscalers,
- clouds,
- IA propriétaires,
- infrastructures énergétiques,
- plateformes cognitives.
Le peuple ne possède plus :
- la monnaie,
- l’information,
- les infrastructures,
- les identités numériques.
Il loue l’accès.
Comme le serf médiéval louait :
- sa terre,
- sa sécurité,
- sa survie.
Elon Musk est probablement la figure historique la plus mal comprise du moment.
On le présente :
- comme entrepreneur,
- milliardaire,
- ingénieur,
- provocateur.
Mais Musk agit en réalité comme :
Il reconstruit :
- l’espace,
- l’énergie,
- l’IA,
- les satellites,
- les réseaux,
- la robotique,
- l’infrastructure impériale.
Musk comprend une chose fondamentale :
SpaceX,
Starlink,
xAI,
Tesla,
Optimus :
ce ne sont pas des entreprises.
Guillaume Faye avait probablement formulé l’un des concepts les plus prophétiques de notre époque :
C’est-à-dire :
⚔️ hyper-technologie
+
🏛️ retour des structures archaïques.
Exactement ce que nous voyons émerger.
Le futur réel ne ressemble pas au rêve progressiste.
Il ressemble à :
- des IA ultra-puissantes,
- des drones autonomes,
- des cités privées,
- des zones fortifiées,
- des castes cognitives,
- des empires énergétiques,
- des identités tribales renforcées.
Autrement dit :
Le progrès technique ne produit pas automatiquement :
la démocratie,
la paix,
ou l’égalité.
Il peut produire :
Nick Land pousse le raisonnement jusqu’à son extrémité absolue.
Pour Land :
Il ne sert plus l’homme.
C’est l’homme qui sert désormais :
- la machine économique,
- le réseau,
- le calcul,
- l’accélération.
Le système devient auto-propulsé.
Et surtout :
L’accélérationnisme de Land dit implicitement :
⚡ l’IA,
⚡ les marchés,
⚡ les réseaux,
⚡ les flux financiers,
⚡ les infrastructures computationnelles
évoluent désormais plus vite que les capacités biologiques,
psychologiques
et politiques humaines.
La démocratie devient lente.
L’humain devient lent.
La culture devient lente.
Mais :
- les marchés,
- les algorithmes,
- les IA,
- les systèmes militaires,
eux,
accélèrent.
Le XXIe siècle pourrait finalement ressembler :
moins à une démocratie globale,
qu’à :
Bloc américain IA-énergie-défense.
Bloc chinois techno-autoritaire.
Bloc islamique démographique.
Bloc post-européen fragmenté.
Bloc orbital privé émergent.
Le monde revient :
à la puissance brute.
Mais une puissance désormais :
algorithmique.
Voilà la vraie question philosophique.
Car le danger ultime n’est peut-être pas :
la domination.
Mais :
Un monde totalement optimisé :
- ne tolère plus l’imprévisible,
- ne tolère plus le tragique,
- ne tolère plus l’irrationnel,
- ne tolère plus la transcendance.
Or l’homme :
n’a jamais été conçu
pour vivre dans un univers entièrement réduit au calcul.
Nietzsche avait annoncé :
la mort de Dieu.
Dantec :
la fusion du chaos et de la machine.
Yarvin :
le retour des structures féodales.
Faye :
l’archéofuturisme impérial.
Land :
l’accélération inhumaine du système.
Musk :
la reconstruction matérielle de la souveraineté technologique.
Et tout cela converge maintenant :
post-humaniste
et post-démocratique.
Le techno-féodalisme n’est pas :
une anomalie.

Triptyque sonore pour la fin de l’âge libéral
Ce rapport doit être lu comme une traversée.
Pas comme une simple note de marché.
Une descente progressive dans le monde qui vient :
celui des infrastructures autonomes, des empires algorithmiques, des oligarchies computationnelles et de l’homme progressivement remplacé par les systèmes qu’il a créés.
Le triptyque musical proposé accompagne précisément cette mutation.
I. Locomotive Breath — Jethro Tull
Le monde-machine.
Une locomotive lancée à pleine vitesse.
Sans frein.
Sans conducteur.
Sans retour possible.
Tout est déjà là :
la perte de contrôle,
l’emballement technique,
la civilisation industrielle devenue autonome.
Le morceau décrit exactement ce que devient l’économie mondiale :
un système techno-financier accéléré que plus personne ne dirige réellement.
L’IA.
Les marchés.
Les infrastructures.
Les réseaux énergétiques.
Les chaînes logistiques.
Les algorithmes militaires.
La locomotive continue d’avancer —
même quand plus personne ne sait où elle va.
II. Descent into the Maelstrom — Radio Birdman
La chute dans le vortex.
Ici, nous ne sommes plus dans la simple accélération industrielle.
Nous entrons dans le maelström.
Le tourbillon géopolitique.
Le vortex informationnel.
L’aspiration algorithmique du réel.
Le monde ne se contente plus de se transformer :
il est absorbé.
Les États perdent le contrôle.
Les peuples perdent leurs repères.
Les individus perdent leur souveraineté psychique.
Tout devient flux.
Données.
Propagation.
Surveillance.
Simulation.
Ce morceau accompagne parfaitement le basculement du rapport :
du capitalisme classique vers le techno-féodalisme.
III. Beginning of the End — Eddie and the Hot Rods
Le commencement de la fin.
Pas l’effondrement brutal.
Pire :
la normalisation de l’effondrement.
Le moment où une civilisation cesse de croire en elle-même,
mais continue pourtant de fonctionner mécaniquement.
Les marchés montent.
Les machines tournent.
Les réseaux calculent.
Les drones volent.
Les IA apprennent.
Et pendant ce temps :
l’homme disparaît du centre.
Le morceau agit comme une bande-son terminale du techno-féodalisme :
un monde où la propriété du calcul devient plus importante que la propriété des territoires.
🔥 Conclusion sonore
Ce triptyque raconte l’histoire complète du rapport :
- la machine devient autonome,
- le monde entre dans le vortex,
- puis commence l’âge terminal du calcul.
Ce n’est plus seulement une crise économique.
C’est une mutation de civilisation.

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