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La controverse entourant la sous-location du bureau du ministre de l’Enseignement supérieur, Ken Cheveldayoff, n’en finit pas de faire débat. Randy Weekes, qui a présidé l'Assemblée législative de la Saskatchewan jusqu'en 2024, affirme qu'il n'avait jamais approuvé l'entente de sous-location du ministre, contrairement à ce que ce dernier soutient.
Plus tôt cette semaine, une enquête a révélé que Ken Cheveldayoff avait sous-loué une partie de son bureau de circonscription à Saskatoon entre 2017 et 2024 à un cabinet d'avocats appartenant à un donateur du Parti saskatchewanais. Or, une directive de 2016 interdit explicitement la sous-location des bureaux de députés.
Le ministre s'est défendu en affirmant que l'arrangement avait été approuvé par trois présidents successifs avant que l'actuel titulaire, Todd Goudy, ne demande d'y mettre fin. Randy Weekes rejette catégoriquement cette explication.
Absolument; il savait. Lui et moi avons parlé de cette infraction à de nombreuses reprises.
Il indique avoir pleinement soutenu les démarches pour rectifier la situation dès qu'elle a été portée à son attention, bien avant l'élection de 2024.
L'intervention de la greffière
Iris Lang, greffière de l'Assemblée législative, a publié une déclaration mercredi pour clarifier les processus administratifs. Si elle critique la fuite de documents confidentiels, elle précise qu'aucune instruction pour modifier le bail de Ken Cheveldayoff n'a été reçue avant 2024.
Cette déclaration semble confirmer que, bien que les services administratifs et les présidents successifs aient pu être au courant de l'arrangement, aucune action officielle n'avait été entamée pour y mettre fin avant l'an dernier.

Le bureau de la circonscription de Ken Cheveldayoff, situé au 106A, avenue Central, à Saskatoon
Photo : Radio-Canada / Travis Reddaway
Le NPD réclame une enquête pour conflit d'intérêts
Le Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan ne compte pas en rester là. Le député Jordan McPhail, porte-parole en matière d'éthique, a officiellement saisi le commissaire aux conflits d'intérêts de la province, Maurice Herauf.
L’opposition officielle demande au commissaire de déterminer si le ministre a tiré un avantage financier personnel de cet arrangement, s’il s'est placé en conflit d'intérêts en sous-louant le bureau à un donateur politique ou s’il a sciemment contrevenu aux règles de l'Assemblée législative.
Par voie de communiqué, Ken Cheveldayoff a, quant à lui, réitéré sa position : J'ai toujours été totalement transparent sur cet arrangement avec les services de l'Assemblée législative. Il maintient n'avoir tiré aucun bénéfice personnel et avoir agi dans l'intention d'économiser l'argent des contribuables en partageant les coûts de location.
L'affaire pèse désormais sur le gouvernement de Scott Moe alors que l'indépendance du système de contrôle des dépenses des députés est une nouvelle fois remise en question par des observateurs comme Duff Conacher, cofondateur de Democracy Watch, qui qualifie le silence prolongé sur cette affaire de contraire à l'éthique.
Avec les informations d'Alexander Quon


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