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EXCLUSIF - Pourtant tenu à la confidentialité, un ancien chauffeur pointe du doigt les conditions de travail de ces salariés qui doivent rouler jusqu’à 10 heures par jour.
«Pendant mon recrutement, mes formateurs n’ont pas du tout abordé le thème de la sécurité routière», pointe Dominique*, un ancien chauffeur d’une des 450 voitures radar qui circulent aujourd’hui sur les routes de France. En 2014, soit un an après le lancement de ce nouveau dispositif, l’État a confié la conduite de ces véhicules à deux opérateurs privés - Mobiom et Oviance - qui se partagent ce marché public et qui recrutent des chauffeurs pour effectuer ces contrôles.
Déçu par ce travail qui n’est, selon lui, «qu’une course au chiffre et au kilométrage» pour flasher le plus grand nombre de conducteurs pris en excès de vitesse, Dominique a décidé de raconter, sous couvert d’anonymat, son quotidien. Un témoignage rare, aucun chauffeur n’ayant osé jusque-là rompre la clause de confidentialité à laquelle il est tenu. Car s’il est un domaine de la sécurité routière où rien n’est ébruité, c’est bien celui des radars embarqués dans ces véhicules banalisés.
400 kilomètres par jour
Aucune information n’est ainsi communiquée…


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