NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Au quinzième jour de la guerre en Iran déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines, le conflit ne montre aucun signe d’essoufflement. Malgré un affaiblissement significatif, la République islamique d’Iran fait preuve d’une certaine résilience. Tour d’horizon avec Thomas Juneau, professeur à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa.
Après deux semaines de guerre « intenses », « l’objectif des États-Unis n’a toujours pas été clarifié », a lancé d’emblée M. Juneau. « Est-ce que l’objectif c’est de renverser le régime, l’affaiblir, le forcer à revenir à la table des négociations, ou forcer un changement de comportement ? Tous ces objectifs-là ont été dits, puis ils se contredisent tous entre eux. »
Après les attaques israélo-américaines lancées le 28 février dernier qui ont tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei, ainsi que plusieurs hauts dirigeants, l’Iran a répliqué en attaquant les aéroports, les bases militaires, les installations énergétiques et zones résidentielles de plusieurs pays voisins, où sont installées des bases américaines.
Les Émirats arabes unis ont notamment été davantage touchés avec 294 missiles balistiques, 15 missiles de croisière et 1600 drones, selon les chiffres de l’Institute for the Study of War, entre le 28 février et le 14 mars. « C’est un chiffre inouï », a déclaré M. Juneau.
Même si les « dommages physiques sont limités », ce qui compte ce sont plutôt « les dommages réputationnels », selon le professeur. Les Émirats arabes unis ou encore le Qatar basent leur modèle d’affaires et leur prospérité sur « une image de stabilité ». « Ce sont des environnements économiques et financiers stables, où on peut aller faire de la business de façon tranquille, malgré tous les dérangements dans la région », a noté M. Juneau.
Soucieuse de préserver son image de havre de paix, Dubaï mobilise notamment des influenceurs pour soutenir le discours gouvernemental, et va même jusqu’à menacer de poursuite judiciaire les citoyens qui relayent des images de frappes militaires.
À travers la région, la guerre a fait plus de 2000 morts, en majorité en Iran et au Liban, selon les données des autorités locales, où Israël mène une campagne contre le Hezbollah, un allié de l’Iran.
La République islamique affaiblie, mais résiliente
Le professeur de l’Université d’Ottawa estime que « les États-Unis sont en train de réussir à affaiblir la République islamique de manière significative ». L’assassinat d’Ali Khamenei et de plusieurs hauts dirigeants y a toutefois contribué de façon limitée, affirme-t-il, car le régime est « profondément institutionnalisé et très bien enraciné ».
Par contre, leurs capacités militaires sont en train « d’être sérieusement affaiblies ». Défense antimissiles « ravagée », installations militaires « détruites ou endommagées », la marine iranienne « en partie détruite » : « la liste des dommages ou des destructions sur les capacités militaires de la République islamique est longue et s’allonge à chaque jour », a-t-il affirmé.
« Malgré ça, [la République islamique] demeure pour le moment résiliente. »
Le détroit d’Ormuz
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole, est presque totalement bloqué par Téhéran, faisant ainsi flamber le prix du baril de pétrole jusqu’à atteindre le seuil des 100 $US.
Depuis le début du conflit, seul un infime nombre de navires a pu franchir cette voie maritime stratégique. D’autres qui ont tenté la traversée ont parfois fini en flammes. Dix-sept navires ont été attaqués dans le Golfe, selon l’agence maritime britannique UKMTO.
« La République islamique a démontré ce qu’on soupçonnait depuis des décennies, c’est-à-dire qu’elle est capable de limiter sérieusement la circulation dans le détroit d’Ormuz », a noté M. Juneau, ajoutant qu’il s’agit de « la mesure de représailles de loin la plus puissante à la disposition de l’Iran. »
Cette paralysie est une « souffrance passagère », a assuré dimanche le secrétaire américain à l’Energie, Chris Wright, estimant que la guerre s’achèverait « dans les prochaines semaines ».
L’Iran menace de miner le détroit d’Ormuz, alors même que ce passage est stratégique pour ses propres exportations de pétroles vers la Chine. Les États-Unis ont affirmé avoir détruit une trentaine de navires poseurs de mines.
« Un coût gérable » pour Trump
Thomas Juneau avance qu’à moyen terme, l’Iran a la capacité de poursuivre la guerre, mais que tout va se jouer sur « l’équilibre entre les missiles et les drones iraniens et les capacités d’intercepteurs des pays du Golfe et d’Israël ».
« L’une des grosses craintes en ce moment d’Israël et des pays du Golfe, c’est que l’Iran puisse continuer [à lancer des missiles et des drones] alors que, eux, leur capacité d’intercepteurs diminue plus rapidement », a-t-il ajouté.
Du côté des États-Unis, le professeur estime que Donald Trump n’attendra pas nécessairement d’avoir atteint un objectif précis pour arrêter la guerre, mais qu’il le fera dès qu’il considérera que le conflit deviendra trop coûteux pour les Américains. « Je pense que du point de vue de M. Trump, ce coût semble gérable pour le moment », croit M. Juneau. Il précise toutefois que « le prix du baril pourrait monter à 150 ou 200 $US si ça continue », une augmentation qui se ferait davantage ressentir sur le portefeuille des Américains.
D’après la presse américaine, la première semaine de guerre a coûté à Washington plus de 11 milliards de dollars américains, soit plus de 15 milliards de dollars canadiens.
Avec l’Agence France-Presse


3 month_ago
34

























.jpg)






French (CA)