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Qui pourrait succéder à François Legault?

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À peine la démission de François Legault était-elle annoncée mercredi que la machine à rumeurs a repris du service : les noms de Geneviève Guilbault, Simon Jolin-Barrette, Sonia LeBel, Christine Fréchette, Éric Girard et même celui de Christian Dubé ont circulé dans les conversations au sujet de successeurs potentiels. Voici quelques candidats pressentis.

Simon Jolin-Barrette

L’actuel ministre de la Justice fait partie des candidats les plus sérieux au poste. Issu de la frange nationaliste de la Coalition avenir Québec (CAQ), il est un ministre hyperactif et réformateur. Il a su entretenir de bonnes relations avec les députés caquistes et avec les employés du parti. Il pourrait s’agir là d’un réel avantage dans une course : la CAQ ayant peu de membres, les votes des employés politiques pourraient être précieux. Dans une déclaration transmise aux médias, M. Jolin-Barrette a salué l’engagement « total et indéfectible » de François Legault. « Pour moi, il sera aussi, pour toujours, un mentor et mon premier ministre », a-t-il ajouté, sans se prononcer sur la suite des choses.

Geneviève Guilbault

La ministre des Affaires municipales rêve du poste de première ministre depuis quelques années déjà. De tous les élus, elle est celle qui semble avoir le plus travaillé en coulisses pour préparer une candidature à la succession de François Legault. Ses relations avec son chef se sont élimées au cours des derniers mois. Son étoile a aussi pâli au caucus, au point où des élus pourraient se rallier pour lui bloquer la route. Reste que dans la population, elle est perçue comme une vedette : une course qui permettrait d’aller chercher de nouveaux membres pourrait donc la favoriser.

Eric Girard

Selon nos informations, le ministre des Finances a manifesté son intérêt pour le poste de chef de la CAQ, advenant le départ de François Legault. La démission de son chef étant maintenant annoncée, l’élu sera-t-il sur les rangs ? Le principal intéressé n’a pas voulu commenter les rumeurs mercredi. Fédéraliste convaincu, M. Girard aurait le défi de rallier la frange nationaliste de la CAQ. Concilier les profils économiques et nationalistes a, d’ailleurs, toujours été un défi dans la formation politique.

Sonia LeBel

Figure respectée du gouvernement, Sonia Lebel a souvent été vue par d’autres comme une possible dauphine de François Legault. Toutefois, elle n’a jamais manifesté, elle-même, d’intérêt pour la fonction. Après avoir occupé le poste de présidente du Conseil du Trésor pendant cinq ans, elle a hérité à l’automne du portefeuille de l’Éducation. Tentera-t-elle sa chance ? Son cabinet s’est refusé à tout commentaire mercredi, et des sources ont indiqué qu’elle n’était pas intéressée par l’aventure.

Christine Fréchette

Nouvelle venue en 2022, Mme Fréchette est pressentie dans la course parce qu’elle est l’une des révélations de l’actuel mandat. Femme de confiance du premier ministre, elle a repris le poste de « superministre » à l’Économie et à l’Énergie après la démission de Pierre Fitzgibbon. Dans une entrevue avec Paul Arcand à l’automne, François Legault l’a qualifiée d’« excellente relève en économie ». Discrète, efficace et travaillante, la ministre pourrait se laisser tenter par l’aventure d’une course à la chefferie, selon nos informations. Sollicitée pour une réaction mercredi, elle s’en est tenue à sa réaction sur les réseaux sociaux, dans laquelle elle a écrit que M. Legault « est parvenu à [rendre l’économie] plus forte, moderne et autonome ».

Christian Dubé

Pendant plusieurs mois, Christian Dubé a été un ministre populaire au sein d’un gouvernement impopulaire. Si bien que des caquistes ont vu en lui un « Mark Carney » : un élu capable de faire briller l’étoile de la CAQ à nouveau, en plaçant un nouveau chef aux commandes. Les négociations avec les médecins ont toutefois eu un impact considérable sur son image et M. Dubé a annoncé qu’il quittait sa formation politique le 18 décembre. Ce faisant, il a désavoué l’entente survenue entre le gouvernement et les médecins omnipraticiens. Pourrait-il tenter un retour ? L’hypothèse a été évoquée par des sources du Devoir mercredi.

Mario Dumont

Ceux qui espéraient voir Mario Dumont prendre la tête de la CAQ seront déçus. L’ancien chef de l’Action démocratique du Québec, devenu animateur, a de nouveau indiqué n’avoir « aucun intérêt » pour un retour en politique lors de son émission à LCN. Toutefois, rien n’empêche une personne non élue de se porter candidate et de recruter de nouveaux membres, a affirmé mercredi la directrice générale du parti, Brigitte Legault.

Christopher Skeete

Le ministre des Relations internationales, à qui on n’avait jamais prêté d’ambitions à ce titre, a ouvert la porte aux spéculations en mettant de l’avant son propre parcours dans un message publié sur les réseaux sociaux, au moment même où François Legault s’adressait aux médias. « J’ai occupé tous les postes possibles au sein de mon parti et j’ai pleinement l’intention de contribuer à la construction du prochain chapitre avec la tête haute, des idées renouvelées et le cœur gros et rempli d’optimisme pour l’avenir du Québec. » Joint par Le Devoir, son cabinet n’a pas voulu faire d’autres commentaires.

François Bonnardel

L’ex-ministre de la Sécurité publique, exclu du conseil exécutif lors du remaniement de l’automne, n’a pas voulu écarter la possibilité de sauter dans la course. « Il est beaucoup trop tôt pour me poser cette question, on l’évaluera dans les prochains jours », a-t-il simplement répondu dans une entrevue à l’animateur Paul Larocque, qui l’interrogeait sur ses ambitions. Il a aussi reconnu qu’il n’avait pas parlé avec son chef depuis son expulsion du conseil des ministres, sous fond de doutes au sujet de sa gestion du virage numérique de la Société de l’assurance automobile du Québec.

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