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Le rédacteur en chef du service politique du Point succède au directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles dont la présence avait déclenché une grève du personnel.
La valse des chroniqueurs se poursuit. Le 26 août dernier, la rédaction de France Inter annonçait l’arrivée de Charles Sapin dans la matinale dominicale, aux commandes du billet politique. Une arrivée qui avait été justifiée par la direction de la radio au nom du pluralisme. Dès lors, la présence du directeur adjoint du magazine conservateur Valeurs actuelles, avait déclenché une grève du personnel les 13 et 14 septembre. Face à la polémique, la direction avait alors opté pour la suppression de l’éditorial politique privilégiant un débat avec des contradicteurs. Une option que le principal intéressé a refusée.
Après plusieurs semaines de discussions, c’est finalement Hadrien Brachet, rédacteur en chef adjoint du service politique du Point, qui a été choisi pour succéder à l’éditorialiste. La nouvelle recrue de la Maison ronde a ainsi fait ses grands débuts sur la station ce dimanche 27 septembre. Pour sa première, il s’est intéressé à la question du cumul des mandats des personnalités politiques, et notamment des parlementaires. Habitué de l’exercice, le diplômé de Sciences Po en journalisme a d’abord exercé pendant quatre ans au sein de la rédaction de Marianne, où il couvrait notamment les questions de laïcité et d’éducation pour le service société. Des thématiques qu’il commente régulièrement dans des émissions telles que «Télématin» sur France 2, ou encore sur le média Néo. Il a ensuite rejoint le service politique du Point en décembre 2024, avant d’en être nommé rédacteur en chef adjoint au mois de mars dernier.
Le pluralisme défendu sur France Inter
À l’annonce de l’arrivée du journaliste sur la station, les critiques ont une nouvelle fois fusé, certains dénonçant la ligne éditoriale du journal. D’anciens collaborateurs ont alors défendu l’éditorialiste. «J’ai travaillé avec Hadrien chez Marianne et il représentait l’aile gauche du journal. Hadrien fut d’ailleurs l’un des plus vocaux avec moi contre le rachat de Marianne par Stérin, et nous étions peu nombreux. Il a toute mon estime», a écrit sur X Quentin Muller, rédacteur en chef adjoint du service international de Marianne.
La direction de France Inter «a capitulé dans cette affaire», a dénoncé samedi dans les colonnes du Parisien le député UDR Charles Alloncle, rapporteur de la commission d’enquête audiovisuel public. Sa venue «correspondait en effet à l’une de mes préconisations», et «j’ai donc apprécié cette timide tentative de respecter le pluralisme. Elle n’aura finalement tenu que deux semaines», a-t-il ajouté.


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