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A la tête du mouvement qui porte son nom, Abdel Malik Al-Houthi fusionne l’autorité religieuse, politique et militaire, sans jamais apparaître en public.

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Un panneau d’affichage, sur lequel figure l’image du chef houthiste Abdel Malik Al-Houthi, à Sanaa, le 11 octobre 2026. Un panneau d’affichage, sur lequel figure l’image du chef houthiste Abdel Malik Al-Houthi, à Sanaa, le 11 octobre 2026.

Abdel Malik Al-Houthi vit comme un fugitif, terré dans un lieu tenu secret dans les montagnes de Saada, dans le nord du Yémen. Invisible en chair et en os depuis de nombreuses années, et donné pour mort à plusieurs reprises, le chef des houthistes craint pour sa vie. Après l’élimination du chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah, le 27 septembre 2024, puis celle du Guide suprême iranien Ali Khamenei, le 28 février 2026, il pourrait bien être le prochain.

L’homme, à la tête d’un mouvement qui déstabilise depuis des semaines les marchés pétroliers après s’être emparé du détroit de Bab Al-Mandab tout en ciblant l’Arabie saoudite de ses drones et de ses missiles, n’apparaît que dans des vidéos, diffusées chaque semaine sur les réseaux sociaux ou sur des écrans géants dressés dans les villes du nord du Yémen. Soigneusement mises en scène, elles le montrent de face, un keffieh yéménite posé sur les épaules et une imposante jambiya, large poignard d’apparat recourbé, plaquée sur l’abdomen.

D’une voix calme, il y dénonce les « agressions » commises par les « impérialistes étrangers » contre la Palestine ou le monde musulman, ou devise sur des sujets d’actualité en faisant preuve d’un profond antisémitisme. A sa droite, une affichette porte le slogan du mouvement : « Allah est le plus grand, mort à l’Amérique, mort à Israël, malédiction sur les juifs, victoire pour l’islam ».

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