NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Pour de nombreux résidents de l'Est-du-Québec, les soupers de crabes riment avec congé pascal. Cette fin de semaine, la tradition perdure malgré les intempéries et les défis du marché.
Aujourd’hui il y a une tempête, c’est sûr que ça paraît sur le monde, note d'emblée le directeur de la poissonnerie Jean-Guy Laprise à Chute-aux-Outardes, Jayson Girard.
Il remarque que la veille, lorsque le climat était clément, c’était la folie au commerce. Les gens étaient présents en grand nombre, de l’ouverture à la fermeture, et le téléphone ne cessait de sonner.

Jayson Girard est le directeur de la poissonnerie Jean-Guy Laprise à Chute-aux-Outardes depuis 14 ans.
Photo : Radio-Canada / Nazdar Roy
Les aléas du marché
La poissonnerie s’occupe de la préparation et de la transformation de ses produits sur place.
Le commerce a donc décidé de prioriser la vente du crabe cuit. Le matin vers 8-9 heures, il n’y a plus de crabe vivant. Ça continue toute la journée le crabe cuit, affirme le directeur.

Selon un gérant de Pêcherie Manicouagan Baie-Comeau, les deux dernières bordées de neige qui ont frappé l’Est-du-Québec compliquent la distribution et la pêche du crabe des neiges.
Photo : Radio-Canada / Laurana Genest
Pêcherie Manicouagan a dû aviser sa clientèle vendredi que l'arrivée du crabe cuit, qui doit être transporté depuis l’usine de transformation à Portneuf-sur-Mer, a dû être retardée en raison des conditions routières difficiles.
En fin d’avant-midi, quelques clients se présentent tout de même sur place à la poissonnerie de Baie-Comeau. Ils étaient prêts à braver la tempête à la recherche de crustacés.

Or, à la surprise des poissonneries de la région, la pêche aux crevettes est particulièrement fructueuse en ce moment.
Photo : Radio-Canada / Laurana Genest
Plusieurs repartent donc avec un sac plein de crabes vivants, d’autres prennent aussi des crevettes fraîches et certains attendent encore l'arrivée du crabe cuit.
Une tradition de plusieurs décennies
En compagnie de son petit-fils, Gaston Bédard est venu chercher du crabe des neiges frais dimanche matin. Il réside dans le coin depuis maintenant 35 ans.
Quand il s’est installé à Baie-Comeau, il a adopté la tradition du mythique souper de crabes pour fêter Pâques.
Dans le temps, ça commençait, puis c’est super bon, raconte-t-il. Avant, c’était pas aimé à cause de la forme du crabe.
Pourtant, les temps ont bien changé et, selon lui, ce crustacé autrefois délaissé est devenu extrêmement convoité.
Pour 80 $, on mangeait du crabe quasiment à volonté. Aujourd’hui, j’en ai trois crabes-là et ça me coûte 70 $.
Jayson Girard constate aussi que les partys de crabe sont devenus une tradition familiale bien ancrée dans la région.
Il explique que le crabe est parfois une option envisagée par ceux qui choisissent de s’abstenir de manger de la viande lors du Vendredi saint.
Parfois, ces soupers, qu’il compare aux épluchettes de blé d’Inde, sont organisés pour fêter Pâques ou la fête des Mères.

D’autres préfèrent tout de même se délecter des saveurs de la mer au moment qui leur convient le mieux.
Photo : Radio-Canada / Laurana Genest
De son côté, le directeur de la poissonnerie Jean-Guy Laprise maintient que toutes les excuses sont bonnes pour se nourrir de poisson ou de fruits de mer.
Avec les informations de Nazdar Roy


2 month_ago
113



























.jpg)






French (CA)