Sous les dorures du Bureau ovale, Sanae Takaichi, mains croisées sur les genoux, écarquille les yeux et prend une grande inspiration. Un journaliste japonais vient de demander au président américain pourquoi les Etats-Unis n’ont pas prévenu leurs alliés de leur attaque contre l’Iran. Et Donald Trump de livrer la réponse suivante: «On n’en a parlé à personne parce qu’on voulait créer la surprise. Qui connaît mieux les surprises que le Japon?» Avant d’ajouter: «Pourquoi ne m’as-tu pas parlé de Pearl Harbor?»
Malaise. La première ministre japonaise, élue en octobre dernier et qui rencontre Donald Trump pour la deuxième fois déjà, ne pipe mot. Quelques rires résonnent dans la salle, rapidement remplacés par un silence gêné. Verdict du Daily Beast: face à cette «blague de mauvais goût», la première femme à diriger le Japon vient de donner «une masterclass de retenue». Le magazine japonais de langue anglaise Tokyo Weekender note lui que la remarque laisse Sanae Takaichi «visiblement décontenancée».


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