Ces jours-ci, il faut lire Tass autant que le New York Times pour comprendre le rapprochement entre Moscou et Washington. L’agence russe a ainsi tendu le micro à l’envoyé spécial de Donald Trump pour les «partenariats globaux», l’Italo-Américain Paolo Zampolli. On apprend que son patron plaide pour l’organisation de deux matchs, l’un entre les équipes nationales de hockey – qui a déjà l’aval de Poutine – l’autre entres celles de football. Zampolli (qui a entre-temps été viré) explique comment contourner les obstacles des fédérations sportives, sanctions obligent. Il veut aussi s’assurer d’une participation des athlètes russes sous leur drapeau pour les JO 2028 à Los Angeles.
Il n’y a donc pas que l’«envoyé spécial pour la paix» Steve Witkoff, toujours flanqué du gendre du patron, Jared Kushner, qui travaille à un «plan» avec Moscou consistant, rappelons-le, en une capitulation de l’Ukraine en échange de vagues garanties de sécurité américaines. Toute la diplomatie parallèle du président s’y met. C’est dans ce contexte que Trump et Poutine ont communiqué sur un «deal» pour l’achat de gazole russe qui viole les sanctions votées par le Congrès américain.


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