Au micro d'Elisabeth Assayag, le fondateur des Ateliers de France, Antoine Courtois, a dit regretter la fin progressive du modèle d'apprentissage dans le secteur de l'artisanat. Pour ce dernier, cela revient à se priver d'une main d'oeuvre bénéfique au pays.
Comme d'autres, il est un fervent partisan du "c'était mieux avant". Invité de La France bouge, Antoine Courtois, fondateur des Ateliers de France, ne comprend pas la réduction du nombre d'apprentis artisans, même dans un contexte de baisse des subventions publiques.
"On a retiré les apprentis des ateliers. L'Education nationale a poussé tout le monde à faire des études supérieures. Quelle erreur... Tout ça pour ne pas tenir les promesses faites et produire des générations de gens plutôt aigris, perdus, malheureux", témoigne le CEO du groupe spécialisé dans la restauration du patrimoine et l'artisanat haut de gamme.
"On parlait moins d'horaires qu'aujourd'hui"
Alors que le réseau des Chambres de métiers et de l'artisanat s'inquiétait il y a quelques semaines d'une possible "fin du modèle gagnant" de l'apprentissage, Antoine Courtois rappelle que les usines et les ateliers sont des "lieux de vie" propices à l'insertion durable des jeunes dans le monde du travail. Et ce, même si certains sont parfois missionnés de "préparer les déjeuners" ou d'"aller faire les courses".
"(Avant, ndlr) On parlait moins d'horaires qu'aujourd'hui. Quand je suis arrivé chez Atelier Mériguet (devenu Ateliers de France en 2018), il y avait une formule qui disait, 'on a fait notre journée'. Faire sa journée, ce n'était pas une question d'heures. On a détruit ça", ajoute-t-il, insistant sur le fait que cette main d'oeuvre est un atout non-négligeable pour la France, car elle dote les jeunes "d'une grande dose de bon sens".


4 month_ago
30



























.jpg)






French (CA)