Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Quel leadership pour le Québec de 2026?

17 hour_ago 5

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le Devoir vous invite sur les chemins de traverse de la vie universitaire. Une proposition à la fois savante et intime, à cueillir tout l’été comme une carte postale. Aujourd’hui, on se penche sur les enjeux liés aux prochaines élections.

<?xml encoding="utf-8" ?><?xml encoding="utf-8" ?>

La prochaine campagne électorale québécoise ne sera pas seulement une confrontation entre des programmes. Elle constituera un test de leadership dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie, la crise du logement, les difficultés d’accès aux services publics, l’incertitude économique et les débats persistants sur l’immigration, la langue, la laïcité et l’avenir politique du Québec. Le 5 octobre prochain, les électeurs devront donc choisir non seulement ce qu’ils souhaitent, mais aussi à qui ils sont prêts à faire confiance pour le réaliser.

La théorie du « triangle du leadership », proposée par nos collègues italiens Diego Ceccobelli et Luigi Di Gregorio, dont nous poursuivons les travaux au Québec et au Canada, offre une grille particulièrement éclairante pour envisager et comprendre cette campagne. Selon ce modèle, un leadership politique efficace repose sur l’équilibre entre trois qualités : la compétence, qui permet à une personne de paraître apte à gouverner ; l’authenticité, qui la rend digne de confiance ; et la proximité, c’est-à-dire sa capacité à se montrer proche des préoccupations de la population. Un chef convaincant doit ainsi apparaître comme une personne à la fois compétente, sincère et suffisamment près des citoyens pour comprendre leur réalité.

La compétence occupera une place déterminante dans la campagne. Devant la pénurie de logements, les urgences surchargées et le manque de personnel dans les écoles, les électeurs ne se satisferont probablement pas de promesses générales. Ils voudront savoir comment les partis comptent accélérer la construction résidentielle, améliorer l’accès à un médecin ou retenir le personnel enseignant. Il ne suffira pas d’annoncer des milliards : les chefs devront expliquer les mécanismes, les échéanciers et les résultats attendus. Dans le contexte d’incertitude commerciale avec les États-Unis, ils devront également démontrer leur capacité à protéger l’économie québécoise sans réduire le débat à une accumulation de slogans.

Les défis des chefs

La nouvelle première ministre et cheffe de la Coalition avenir Québec, Christine Fréchette, fera face à un défi particulier. Elle devra démontrer rapidement sa maîtrise des dossiers tout en définissant ce qui la distingue du gouvernement auquel elle appartenait déjà. Sa candidature dans Trois-Rivières lui donnera l’occasion d’afficher une proximité avec les réalités régionales.

Toutefois, cette proximité devra aller au-delà des visites d’entreprises et des rencontres soigneusement mises en scène : elle devra se traduire par des réponses concrètes concernant le logement, la santé et le développement économique.

Le chef libéral Charles Milliard pourra, pour sa part, miser sur son expérience de gestionnaire et d’ancien dirigeant de la Fédération des chambres de commerce du Québec. Cette expérience alimente naturellement le pôle de la compétence. Son défi sera de transformer cette crédibilité professionnelle en confiance politique et en proximité avec des personnes pour qui l’économie signifie d’abord le prix du panier d’épicerie, le montant du loyer ou l’attente pour obtenir un service public.

Paul St-Pierre Plamondon dispose d’un avantage différent : la constance de son discours souverainiste nourrit une image d’authenticité. Il devra néanmoins convaincre que son projet peut s’accompagner d’une gestion compétente des préoccupations quotidiennes. Il lui faudra aussi parler aux électeurs non souverainistes sans donner l’impression de renoncer à ses convictions. Le report du référendum prévu par le Parti québécois, qui viendrait après le départ de Trump, illustre son désir de convaincre de sa détermination sans effrayer les citoyennes et les citoyens.

Le franc-parler de Ruba Ghazal ainsi que son parcours militant peuvent renforcer son authenticité. Le défi de Québec solidaire consistera à convertir cette proximité avec sa base en capacité de rassembler au-delà des milieux déjà acquis, notamment dans les régions, les banlieues et les classes populaires.

Quant à Éric Duhaime, le système électoral actuel ne lui est pas favorable. Il tablera sur le ras-le-bol des Québécois par rapport aux ratés de l’État québécois et aux services publics déficients. Il joue rarement la carte personnelle qui pourrait l’aider à se montrer plus près des réalités quotidiennes des citoyens.

Question de perceptions

Les travaux que nous avons entrepris dans le prolongement des propositions de Ceccobelli et Di Gregorio invitent cependant à ne pas traiter ces trois qualités comme des attributs fixes. La compétence, l’authenticité et la proximité sont des perceptions. Celles-ci peuvent évoluer pendant une campagne et varier selon l’âge, le genre, l’appartenance partisane ou la situation sociale. Le même discours économique peut ainsi paraître compétent à une personne et déconnecté à une autre. Une prise de position ferme peut être interprétée comme authentique par certains, mais comme rigide ou polarisante par d’autres.

Il importe donc d’étudier simultanément la demande citoyenne — ce que l’électorat attend — et l’offre politique — l’image que les chefs construisent dans leurs discours, leurs publicités, les débats et les médias sociaux. Une vidéo tournée dans une épicerie ne crée pas automatiquement de la proximité. Une statistique répétée dans un débat ne prouve pas nécessairement la compétence. Et l’authenticité ne devrait pas devenir un prétexte pour simplifier abusivement les problèmes ou attiser les divisions.

C’est ici que les travaux de la Chaire de recherche sur la démocratie, le vivre-ensemble et les valeurs communes au Québec prennent tout leur sens. La qualité du leadership ne se mesure pas seulement à la capacité de gagner une élection. Elle repose également sur l’aptitude à préserver un espace démocratique dans lequel les désaccords sur l’immigration, la laïcité, la langue ou la souveraineté peuvent s’exprimer sans que certains citoyens soient présentés comme illégitimes ou étrangers au « vrai Québec ».

La prochaine campagne devrait donc nous amener à poser trois questions simples à chaque chef : comprend-il réellement les problèmes ? Peut-on croire ce qu’il affirme ? S’adresse-t-il à l’ensemble de la population ou uniquement à son électorat naturel ? Le meilleur leadership ne sera pas nécessairement le plus spectaculaire. Il sera celui qui parviendra à conjuguer compétence, authenticité et proximité tout en faisant du débat électoral un exercice de démocratie et non une nouvelle source de fractures.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway