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Le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, a déposé mercredi un projet de « loi Gabie Renaud », qui doit permettre aux personnes à risque de connaître les antécédents de violence de leur partenaire intime.
Ce genre d’initiative a été rebaptisée « Gabie Renaud », du nom d’une femme assassinée à Saint-Jérôme en septembre 2025. Le conjoint de Mme Renaud, Jonathan Blanchet — un récidiviste aux antécédents de violence —, a été accusé de meurtre.
La sœur de Gabie Renaud, Rachel, de même que l’ex-conjointe de M. Blanchet, Nancy Boucher, se trouvaient dans les tribunes de l’Assemblée nationale mercredi. «Je suis très contente de votre présence et surtout contente, aussi, qu’on ait pu déposer ce projet de loi. Et de pouvoir le faire avec l’appui de l’ensemble des partis politiques présents, je pense que c’est un geste fort et un geste important», leur a dit la première ministre, Christine Fréchette.
La cheffe parlementaire du Québec solidaire, Ruba Ghazal, a pris ce dossier à bras-le-corps et plaidé l’importance de légiférer pour permettre aux victimes de violence conjugale de connaître le passé violent de leur partenaire. Le ministre Lafrenière avait entendu ses demandes et s’était engagé, en février, à déposer un projet de loi à ce sujet.
Connaître le passé d’un partenaire
Le texte présenté mercredi prévoit qu’une personne de 14 ans et plus puisse effectuer une demande de renseignements à la Sûreté du Québec pour connaître le passé d’un partenaire intime, défini comme une personne de 18 ans et plus avec qui elle a une relation conjugale, sentimentale ou sexuelle.
Toute personne ayant des préoccupations au sujet de sa propre sécurité ou celle de ses enfants, notamment dans la période suivant une séparation, pourrait faire une telle demande.
Un organisme désigné, fort probablement parmi ceux venant en aide aux victimes de violence, devrait ensuite rencontrer la personne ayant réclamé des informations pour l’informer de l’existence, ou non, d’informations pertinentes au sujet de son partenaire.
Les informations ainsi transmises devraient cependant rester confidentielles et ne pourraient être utilisées devant les tribunaux.
Québec a réservé une enveloppe de 27,6 millions de dollars sur cinq ans pour cette initiative. Le gouvernement prévoit recevoir environ 10 000 demandes par année.
D’autres détails suivront.
Besoin d’aide?
Si vous êtes victime de violence conjugale, vous pouvez appeler la ligne d’urgence de SOS violence conjugale au 1 800 363-9010.


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