NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le gouvernement du Québec donne le feu vert à l’expansion des terres cultivables sur son territoire, après plus de 20 ans de moratoire sur la question. S’il s’agit d’une victoire pour les agriculteurs, des organismes de protection de l’environnement s’inquiètent des conséquences sur le couvert forestier et les cours d’eau.
Ce moratoire était en vigueur essentiellement dans cinq régions du Québec, soit le Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, l'Estrie, Lanaudière et la Montérégie.
Le nouveau Règlement sur les pratiques agroenvironnementales, qui vient d’être adopté, mais qui entrera progressivement en vigueur à compter du 1er janvier 2027, permettra entre autres l'exploitation d'au plus 200 000 hectares de terres supplémentaires. Cela représente une hausse de 10 % de l'ensemble des terres cultivables du Québec.
C'est pour l'agriculture à long terme qu'on le fait, affirme le ministre de l’Agriculture du Québec, Donald Martel.

Donald Martel, ministre de l'Agriculture
Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard
L’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) plaidait depuis longtemps pour cette levée du moratoire, alors que les terres agricoles s’effritent d’année en année au profit de projets d’infrastructures.
Dès l’entrée en fonction du ministre Donald Martel, le président de l’UPA, Martin Caron, avait souligné l’importance de cet enjeu.
On perd chaque année des superficies du côté du développement urbain. Il était grand temps qu'on ait un retour du balancier et qu'on puisse augmenter les superficies des terres agricoles, soutient M. Caron.
Feu vert, signaux d'alerte
Si le gouvernement se réjouit de ces avancées, d’autres acteurs des milieux concernés émettent certains signaux d'alerte.
Le directeur général du regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, Martin Vaillancourt, rappelle qu’il y a des municipalités qui ont de très faibles taux de couverture forestière.
Selon lui, le fait de continuer à déboiser dans ces territoires-là peut avoir des impacts plus importants que les gains qui peuvent être obtenus.
Protéger les cours d’eau
Des organismes sont également préoccupés par les effets de la levée du moratoire sur les cours d'eau et les arbres.
Le nouveau cadre réglementaire prévoit toutefois la mise en place de bandes riveraines afin d’assurer la sauvegarde des cours d’eau.
Cela ne suffit pas pour rassurer le directeur général de la Fondation Rivières, André Bélanger. Il soutient que le gouvernement n’impose pas de mesures suffisantes pour protéger les rivières. C’est vraiment pitoyable! déplore-t-il.
Il craint qu’au moment des crues printanières, les pesticides et les engrais se retrouvent dans les cours d’eau.
C’est un règlement qui ouvre la porte à des dégradations plus [importantes] et qui n'est pas accompagné de mesures de correction.
L'autonomie alimentaire au cœur de la réforme
Le gouvernement a penché du côté des agriculteurs, mais il soutient que ces modifications ont pour but de favoriser l'autonomie alimentaire du Québec, tout en faisant la promotion de pratiques agroenvironnementales plus rigoureuses.
Les pratiques ont évolué, les mentalités ont évolué aussi. Beaucoup de producteurs agricoles ont changé leurs manières de faire; ils sont plus soucieux de l'environnement, tient à préciser la ministre de l’Environnement, Pascale Déry.
Québec soutient également que son approche repose sur une réglementation mieux ajustée aux impératifs du secteur agricole.


1 month_ago
49



























.jpg)






French (CA)