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Alors que Québec serait plus proche que jamais d’obtenir une équipe de football de la Ligue canadienne de football (LCF), est-ce que la ville détient la capacité d'accueil? Selon la Chambre de commerce et d’industrie de Québec et un professeur de l’Université Laval, oui.
Le président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie, Frédérik Boisvert, estime que le marché de Québec est prêt à accueillir une telle équipe, alors que des investisseurs locaux auraient signifié leur intention de mener le projet, selon des informations rapportées dans plusieurs médias.
D’autant plus qu’il y aurait un marché de consommateurs qui ont soif de cette offre sportive, selon Frédérik Boisvert. C'est une ligne professionnelle qui arrive à Québec avec un marché qui est mature, des consommateurs qui sont capables de payer. Je trouve que tout ça, c'est un cercle vertueux.

Frédérik Boisvert, président et chef de la direction à la Chambre de commerce et d'industrie de Québec
Photo : Radio-Canada / Gabriel Paré-Asatoory
En plus de la capacité économique, la tradition du football est bien implantée dans la région, selon M. Boisvert. Les matchs du Rouge et Or, on ne compte plus les milliers de personnes qui s’y déplacent.
C'est une excellente nouvelle pour la Capitale-Nationale [...]. Ça va devenir un aimant pour toutes les régions du Québec.
Vers la construction d’un nouveau stade?
Bien qu’aucune décision définitive ne soit prise, un stade désigné à long terme est nécessaire pour l’établissement d’une équipe de la LCF à Québec. Selon les informations rapportées plus tôt cette semaine sur les ondes du FM93, il s’agirait d’une infrastructure d'environ 25 000 places. Le site du Colisée de Québec est considéré pour y construire cette infrastructure.

Le Colisée de Québec doit être démoli d'ici les prochaines années. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe
Questionné à savoir si le choix d’un lieu pourrait complexifier l’arrivée d’une équipe, M. Boisvert dit faire confiance au plan d'affaires des investisseurs. Je pense que des gens comme [William] Trudel savent faire leurs devoirs, parlent également avec les autorités de la Ville.
De son côté, le professeur titulaire de marketing et doyen de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval, Frank Pons, croit que le stade Telus, situé sur le campus, est une solution à envisager temporairement.
Le stade Telus pourrait sans doute dépanner en attendant, mais ce n’est pas un stade qui répond aux exigences commerciales et de développement, notamment immobilier, qu’aurait une équipe à long terme dans son plan, estime celui qui est également directeur de l’Observatoire international en management du sport.
L’impact de cette équipe sur l'économie est, non seulement les retombées lors des parties, mais aussi l’arrivée de nouvelles constructions immobilières autour du stade. Un stade, ça doit vivre à l'année, martèle Frank Pons.
Ce professeur mentionne au passage que toute nouvelle équipe professionnelle qui veut s’établir dans une ville doit s’assurer d’avoir des infrastructures adéquates, en citant en exemple la Première ligue canadienne de soccer qui a également le terrain du Colisée de Québec dans sa mire.
Imaginez-vous, si tout ça se concrétise, des matchs Montréal-Québec. Ça risque d’être très enlevant.[...] On voit à l’avance la grande rivalité qu’on va voir au cours des prochaines années, se permet de rêver Frédérik Boisvert, qui a visiblement déjà choisi son camp.
Avec la collaboration Zachary Sanche


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