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Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) confie un mandat d'évaluation du potentiel acéricole des terres publiques du Bas-Saint-Laurent pour dénouer le litige entre producteurs acéricoles et industriels forestiers sur l'attribution de 2000 hectares de forêt publique pour la production de sirop d'érable.
Dans un courriel, le MAPAQ affirme que le but de l’analyse géomatique, qui sera menée par le Centre d'enseignement et de recherche en foresterie (CERFO) affilié au Cégep de Saint-Foy, est d'appuyer les réflexions du gouvernement sur les possibilités de développement du secteur.
Il assure que l’analyse intégrera notamment la planification forestière, les droits déjà consentis et les autres usages du territoire, afin de dégager des avenues réalistes et compatibles avec le contexte régional.
Cette démarche fait suite à une impasse régionale concernant l’attribution de 2000 hectares de la forêt publique à l'acériculture, à laquelle s'opposent des industriels forestiers.

La forêt québécoise couvre une immense superficie de plus de 900 000 kilomètres carrés, dont 92 % sont publics. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Le président des Producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie, Justin Plourde, estime que cet exercice aurait dû être fait bien avant.
J'ose espérer qu'on va appliquer cette méthodologie-là à la grandeur du Québec. Tout le territoire de forêt publique est extrêmement sollicité. Dans la foulée de tout ça, on manque de sirop d'érable et il faut développer notre industrie, affirme-t-il.
Il explique que, pour développer de nouvelles entreprises en acériculture, les producteurs acéricoles doivent maintenant investir des millions de dollars.

Justin Plourde, président des producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Félix Ledoux
On veut être capables de planifier un peu la suite, on ne peut pas dire à un producteur d'investir un million, puis qu'après ça c'est terminé et qu'il ne pourra plus jamais agrandir son entreprise s'il veut la développer, estime-t-il.
Il avance que l’heure est venue d’avoir une vision à long terme de la forêt publique au Bas-Saint-Laurent, mais aussi dans la province.
Si ce qu'on fait comme exercice présentement permet de poursuivre la réflexion, puis d'étendre ça à la grandeur du Québec, je pense que tout le monde en sortira gagnant.
Il indique que, même si les producteurs ont confiance dans le processus mis en place, ils ont tout de même engagé une firme indépendante pour faire le même type d’analyse, afin d’être en mesure de comparer les résultats et de s'assurer de ne rien oublier.
Les conclusions de ces deux cartographies sont attendues avant les fêtes.
Les industriels forestiers n'ont pas répondu à nos demandes d'entrevue.


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