NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans plusieurs milliers ou millions d'années, des archéologues du futur mettront au jour d'étranges objets: une bille de stylo quasi indestructible, des strates de plastique dans le sable et la mer, des fragments de claviers, des puces électroniques, ou encore des chargeurs. Ils ne tomberont pas sur des temples ou des manuscrits, mais sur ce que nous avons produit en masse, consommé et jeté. Notre héritage ne sera pas monumental comme celui des vestiges antiques, il sera industriel, explique un article du National Geographic.
Cet héritage porte un nom: les technofossiles. Tout ce que l'humain fabrique est destiné à laisser une empreinte géologique sur Terre. Une empreinte si grosse que, pour la première fois dans l'histoire de la planète, une seule espèce est devenue une force fossilisante à part entière. La nôtre.
Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate !Les articles sont sélectionnés pour vous, en fonction de vos centres d’intérêt, tous les jours dans votre boîte mail.
Depuis les années 1950, la production humaine a explosé à un rythme jamais vu. À tel point que la masse de ce que nous fabriquons dépasse désormais celle de l'ensemble du vivant sur Terre. Si certains objets disparaîtront avec le temps, une immense partie de notre quotidien est conçue pour durer: plastiques, métaux, béton, produits chimiques, etc.
Le symbole parfait? Le stylo Bic. À l'intérieur, la bille qui nous permet d'écrire est faite en carbure de tungstène, un matériau artificiel indestructible, qui survivra forcément à notre civilisation. Comme des milliards d'autres objets ordinaires, il deviendra un marqueur temporel, une véritable trace de notre passage.
Le plastique, symbole polluant de l'humanité
Le plastique est aujourd'hui notre plus grosse signature. Neuf milliards de tonnes produites depuis soixante-dix ans. Dans les océans, il s'est déjà transformé en microplastiques et en plastiglomérats, de nouvelles roches hybrides faites de polymères, de sable et de débris naturels. Une couche planétaire est en train de se former, discrète (ou pas) mais persistante.
Dans les décharges, c'est encore pire: sans oxygène, les déchets ne se décomposent plus. Les vêtements synthétiques, qui représentent aujourd'hui plus de la moitié de la production textile mondiale, pourraient traverser les âges. L'ironie est cruelle: ce que nous créons pour être jetable est sans doute ce qui nous survivra le plus.
Villes fossiles et béton éternel
Une autre trace est plus que durable, le béton. Produit en quantités colossales pour créer nos villes, il pourrait former une fine couche recouvrant toute la surface de la Terre. Les villes abandonnées se détérioreront, mais leurs ruines ne disparaîtront pas. Certaines, bâties sur des deltas comme La Nouvelle-Orléans ou Amsterdam, pourraient même être littéralement fossilisées. Ces villes deviendront comme des objets archéologiques, gravés dans la roche comme les insectes piégés dans l'ambre.
Notre héritage le plus inquiétant est pourtant invisible. Des centaines de milliers de substances chimiques industrielles circulent déjà dans les sols, l'eau et l'air et nous empoisonnent. Les PFAS, ces «polluants éternels» utilisés par exemple dans les poêles antiadhésives, ne se dégradent presque jamais. Ils s'accumulent, migrent puis réapparaissent. Même dans un futur très lointain, ils pourraient encore empoisonner des écosystèmes qui ne seront plus les nôtres.
L'archéologie du futur ne lira pas seulement nos discours ou nos idéaux. Elle observera nos déchets comme nous l'avons fait avant avec d'autres civilisations anciennes. Elle y verra une espèce inventive, capable de prouesses technologiques, mais incapable de maîtriser les conséquences de sa propre production.
Rien n'est encore scellé. Nos modes de consommation ne sont pas gravés dans la roche (contrairement à ce que nous jetons). La question n'est donc plus seulement ce que nous laisserons derrière nous, mais si nous arriverons à en prendre conscience et à –vraiment– changer les choses.





























.jpg)






French (CA)