NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
« Une civilisation entière va mourir ce soir [mardi]. » À quelques heures de la fin de l’ultimatum qu’il a donné à l’Iran, Donald Trump a menacé d’attaquer la population iranienne si le régime ne rouvre pas le détroit d’Ormuz, bloqué depuis le début de la guerre. Quels sont les scénarios envisageables ? Que pourrait-il se passer mardi soir après 20 h ? Le Devoir décortique les différentes options possibles avec Valérie Beaudoin, chercheuse associée à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand.
Recul de l’ultimatum
« C’est extrêmement difficile de se positionner », lance d’emblée Valérie Beaudoin. « C’est du jamais vu. » L’experte insiste sur le caractère imprévisible de Donald Trump et l’« incohérence » dans ses dernières décisions en lien avec la guerre en Iran.
L’un des scénarios possibles serait de repousser l’ultimatum donné à l’Iran, leur donner 48 heures de plus par exemple, ce que le président américain a déjà fait. « C’est une possibilité, Trump a déjà changé trois fois [la limite de] l’ultimatum », affirme Mme Beaudoin.
S’il choisit cette voie, Trump va probablement « jouer du violon » pour trouver une façon de ne pas « perdre la face », selon l’experte, en disant par exemple que les négociations ont avancé avec l’Iran.
Toutefois, « est-ce qu’il y a vraiment une possibilité d’avoir une négociation qui est crédible ? » se demande-t-elle, précisant qu’Israël ne semble pas en faire partie, et « qu’on ne sait pas qui dans le régime [iranien] est la personne dite “raisonnable” selon Trump ».
Intensification des attaques
Une autre option serait l’intensification des attaques. Marines, parachutistes, navires de guerre : à la fin du mois de mars, des milliers de soldats américains supplémentaires ont été envoyés au Moyen-Orient. Ils sont désormais près de 50 000 dans la région, selon le New York Times, soit 10 000 de plus que d’habitude.
Une attaque au sol mardi soir serait-elle possible ?
« La porte est ouverte, répond Valérie Beaudoin, mais ce serait un risque politique et un coût humain énorme pour les États-Unis. » Elle rappelle aussi qu’une attaque au sol est une option « extrêmement impopulaire » chez les citoyens américains, et même dans le propre camp de Donald Trump.
L’experte fait aussi valoir que « les Gardiens de la révolution et tout l’appareil militaire et gouvernemental [de l’Iran] est extrêmement bien organisé, et se prépare à ce genre d’attaque depuis des années ».
Jusqu’à présent les frappes israélo-américaines ont surtout visé des infrastructures énergétiques, comme les installations de production de gaz et les dépôts pétroliers, ainsi que des voies de transport. Trump pourrait-il frapper des centrales électriques ? « Ça peut faire partie des listes de cibles du président Trump », selon Mme Beaudoin.
« Mais il a aussi dit hier [lundi] dans son point de presse que s’il voulait un jour aider à la reconstruction de l’Iran, qu’il ne voulait pas justement toucher les infrastructures de ce type, parce que c’est là que ce serait le plus compliqué à reconstruire », ajoute-t-elle, précisant que le président américain « dit un peu tout et son contraire ».
Frapper les infrastructures électriques de l’Iran aurait des conséquences immédiates pour les civils et pour l’économie locale. Cette option fait partie « des zones grises » du droit international, car elle toucherait les populations de façon indirecte.
Arme nucléaire
La publication de Donald Trump mardi a soulevé énormément de craintes sur la possibilité de l’utilisation de l’arme nucléaire contre l’Iran. Le vice-président, J.D. Vance, a également prévenu que les Iraniens « doivent savoir que nous avons des outils dans notre arsenal que, jusqu’ici, nous n’avons pas décidé d’utiliser ».
La Maison-Blanche a ensuite démenti mardi les craintes d’une attaque nucléaire : « Rien de ce que dit le vice-président ici ne “laisse entendre” cela, bande d’énormes bouffons », a-t-elle répliqué sur X.
« Je ne crois pas à cette option », affirme quant à elle Valérie Beaudoin. « Ce serait de niveau génocidaire de décider de lancer l’arme nucléaire sur un pays pour mettre fin à la civilisation. »
Elle avance aussi que les pays de la région pourraient aussi subir des conséquences d’une telle attaque, dont certains sont des alliés des États-Unis.
Avec l’Agence France-Presse


3 month_ago
88



























.jpg)






French (CA)