Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Quand les restrictions en immigration menacent la vitalité d’une région

3 month_ago 14

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Assis dans le bureau de son usine flambant neuve de Bécancour, située à un jet de pierre du fleuve Saint-Laurent et du pont Laviolette, l’entrepreneur Simon Duval est découragé. Ce n’est pas la courte nuit que le jeune grand-père a passée auprès de sa petite-fille qui explique son air soucieux. Ce sont plutôt les malheurs qui semblent s’accumuler sur sa poissonnerie, Simmer International, qui lui valent des nuits blanches.

Construit en pleine COVID-19, le bâtiment combinant une usine de transformation de poissons et un commerce de vente au détail lui a déjà coûté bien plus cher que prévu en raison de l’explosion des coûts. Et maintenant, c’est au tour de ses problèmes de main-d’œuvre de lui donner des raisons de mal fermer l’œil.

Pour se plier à la nouvelle réglementation fédérale, qui limite à 20 % la proportion de travailleurs étrangers temporaires dans les entreprises de transformation alimentaire, Simmer devra se départir d’une bonne partie de ses travailleurs d’usine, dont 90 % sont guatémaltèques. L’entreprise de 65 employés verra ainsi ses deux plus anciens travailleurs étrangers partir à la fin de 2026, puis six autres en 2027.

« On finit par s’attacher à ces gens-là », souligne Simon Duval, qui a fondé Simmer en 2002. « Québécois, Latinos : peu importe l’origine, ce sont des gens avec qui on travaille tous les jours. Puis, honnêtement, sans ces gens-là, je n’aurais pas pu faire le projet, je serais probablement déjà fermé. »

Les métiers de la transformation alimentaire ont été exemptés pendant un temps de toute limite à la proportion de travailleurs étrangers temporaires à bas salaire en milieu de travail. Le nombre de travailleurs temporaires au Québec dans la transformation de poisson et de fruits de mer a ainsi explosé, passant de 46 en 2017 à 878 en 2024, selon Statistique Canada.

Le retour d’un plafond vient sérieusement compliquer la vie des entrepreneurs alimentaires comme M. Duval, qui avaient trouvé dans ces travailleurs un moyen de pallier une pénurie chronique de main-d’œuvre. « La situation n’a pas changé. Les postes qui étaient à pourvoir le sont encore. Pourquoi tout à coup remettre ça à 20 % ? » demande l’ancien pêcheur commercial dans le lac Saint-Pierre voisin.

Simon Duval ne s’en cache pas : les candidats québécois ne se bousculent pas pour travailler dans son usine, où le salaire moyen tourne autour de 18 $ l’heure. « Une usine de poissons, c’est froid, c’est humide. On commence tôt, on finit quand on finit. Aujourd’hui, les Québécois veulent avoir des semaines de quatre jours. Je fais quoi avec le poisson, moi ? J’ai besoin de gens disponibles qui veulent travailler et qui sont là pour ça. »

Pour la première fois, il songe à fermer son « bébé » — l’entreprise qu’il a lui-même créée et qu’il souhaitait léguer à ses trois enfants.

« Je n’ai jamais pensé autant à tout vendre et à prendre ma retraite que maintenant », dit-il, la voix brisée par l’émotion. « Je n’ai même pas le goût de laisser mes enfants là-dedans. Et moi, ça me tire de l’énergie, ça me crée un stress et des problèmes dont je n’ai pas besoin en ce moment. »

Un défi régional

Des histoires comme celle de Simmer, le préfet de la MRC de Bécancour, Mario Lyonnais, en entend aux quatre coins de ce territoire, où se côtoient terres agricoles et développement hyperindustriel.

« Des travailleurs immigrants, il y en a partout. Ils sont intégrés, ils font partie de nos vies, puis ils font partie du roulement de notre d’économie », affirme-t-il en donnant l’exemple d’une famille suisse de Sainte-Cécile-de-Lévrard qui devra fermer son entreprise alimentaire et retourner en Europe faute d’avoir pu déposer à temps son dossier au Programme de l’expérience québécoise.

Les changements aux programmes d’immigration, tant au provincial qu’au fédéral, inquiètent grandement celui qui est aussi maire du village de Sainte-Françoise depuis 32 ans. En effet, 11 des 12 localités de cette MRC du Centre-du-Québec ont le statut de municipalités dévitalisées, rappelle-t-il. « L’immigration change tout pour nous : en emploi, dans les écoles, mais aussi dans nos milieux de vie. On essaie de se relever, de retrouver la vitalité de nos milieux, mais quand on perd de la main-d’œuvre, on perd aussi des familles. »

Le préfet a aussi une pensée pour ceux qui risquent d’être déracinés. « Ce ne sont pas des numéros ni des gens qui sont juste là pour travailler. Ils font partie de la communauté. »

Ce reportage bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

Ensemble, soutenons la réflexion

Média rigoureux et lucide, Le Devoir ne se contente pas de relater les faits.
Nos journalistes vous offrent les clés pour mieux comprendre l'actualité
d'ici et d'ailleurs. En soutenant notre mission, vous assurez la pérennité
d'un journalisme indépendant, exigeant et engagé.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway