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Alors que le coût de la vie continue de peser sur les budgets, les sorties et les loisirs n’échappent pas aux choix que doivent faire certains ménages. À la Western Fair de London, cet enjeu se reflète autant dans les mesures mises en place pour réduire certains coûts que dans l’expérience de commerçants présents sur le site.
L’abordabilité occupe une place importante dans la stratégie de la Western Fair cette année, explique sa directrice du marketing et des communications, Angela Hawkins.
Nous comprenons ce qui se passe dans la ville et dans l’économie. C’est difficile pour les familles, qui essaient de faire tout ce qu’elles peuvent pour offrir des expériences à leurs enfants.
149 ans de traditions qui évoluent
La Western Fair en est cette année à sa 149e édition. D’abord axée sur l’agriculture, elle conserve encore aujourd’hui plusieurs de ses traditions, notamment les expositions d’animaux et les concours d’arts créatifs. Au fil des années, différentes formes de divertissement se sont ajoutées à la programmation, telles que des concerts et des manèges.
Pour Mme Hawkins, ce mélange entre traditions et nouveautés contribue à attirer plusieurs générations. Selon elle, les souvenirs associés à la foire se transmettent notamment des parents aux enfants.

Dès 1898, la Western Fair s’étendait sur 10 jours, une durée qu’elle conserve encore aujourd’hui. Les expositions industrielles et artistiques occupaient alors une place importante dans sa programmation.
Photo : Radio-Canada / Josiane N'tchoreret-Mbaiamany
Cette tradition s’inscrit toutefois dans un contexte de hausse générale des prix. En août, l’indice des prix à la consommation a progressé de 3 % sur un an au Canada et de 2,4 % en Ontario, selon Statistique Canada. À l’échelle nationale, les prix dans la catégorie des loisirs, de la formation et de la lecture ont augmenté de 5,6 % pendant la même période.
Dans ce contexte, le coût d’une sortie peut peser davantage dans les décisions budgétaires des ménages. Pour un événement comme la Western Fair, qui mise notamment sur son caractère familial, la question du prix prend donc une importance particulière.
Comment réduire les coûts?
Afin de réduire certains coûts pour les visiteurs, l’organisation propose cette année plusieurs mesures et promotions.

Plus de 60 vendeurs de nourriture participent à la Western Fair cette année, avec plus de 150 choix de nourriture et de boissons annoncés par l’organisation.
Photo : Radio-Canada / Josiane N'tchoreret-Mbaiamany
Parmi les mesures proposées, les enfants de 10 ans et moins et les personnes de 65 ans et plus peuvent entrer gratuitement. Des vendeurs participants offrent aussi des options alimentaires à 6 $ avant 18 h, tandis que certaines journées donnent droit à des rabais sur l’entrée ou les manèges.
Une vitrine pour les commerçants locaux
Cindy Torrington, qui participe à la Western Fair pour une quatrième année en tant que commerçante, affirme constater une année différente des précédentes. La Propriétaire de Charmz & Things indique avoir réalisé jusqu’à présent environ la moitié des ventes enregistrées lors de chacune de ses trois participations précédentes.

Charmz & Things avait deux kiosques à la Western Fair l’an dernier, un à l’intérieur et l’autre à l’extérieur. L’entreprise n’en exploite qu’un à l’intérieur cette année, selon sa propriétaire, Cindy Torrington.
Photo : Radio-Canada / Josiane N'tchoreret-Mbaiamany
Elle explique avoir d’abord cru que ses produits suscitaient peut-être moins d’intérêt, mais attribue maintenant ce ralentissement au contexte économique. Elle dit avoir entendu des constats semblables de la part de commerçants qu’elle a côtoyés lors d’un autre événement.
Malgré ce ralentissement, Mme Torrington voit toujours la foire comme une occasion de retrouver des clients, d’en rencontrer de nouveaux et de faire connaître son entreprise. Elle explique d’ailleurs avoir déjà renoué cette année avec des visiteurs qui avaient découvert son kiosque lors d’une édition précédente.
C’est aussi ce qui a attiré Solomon Browne, propriétaire de Cyberweave, un magasin de tapis inspirés de la culture populaire et des jeux-vidéo. Habitué de l’événement depuis son enfance, il raconte avoir voulu y présenter son travail une fois qu’il a lui-même commencé à vendre ses créations.
Il n’y a pas beaucoup d’occasions comme celle-ci à London. [...] C’est bien de pouvoir participer, de voir de nouveaux produits et de découvrir ce qui se fait dans la ville.

Selon Solomon Browne, les petits créateurs n’ont pas toujours facilement accès à ce type d’événement ou à des espaces leur permettant de présenter leur travail au public.
Photo : Radio-Canada / Josiane N'tchoreret-Mbaiamany
La Western Fair affirme vouloir accorder une place aux entreprises de la région. Pour Mme Hawkins, la présence de commerçants et de vendeurs de nourriture permet notamment de leur offrir un espace pour présenter et vendre leurs produits.
La liste publiée par la Western Fair compte plus de 50 commerçants cette année, répartie dans une douzaine de catégories.
L'association de Western Fair est une société agricole sans but lucratif. Selon Angela Hawkins, les revenus générés par ses activités sont réinvestis dans la communauté londonienne, les événements de l’organisation et ses installations.
À l’approche de son 150e anniversaire, la Western Fair tente ainsi de préserver une tradition vieille de près d’un siècle et demi, tout en l’adaptant à une réalité où le coût d’une sortie compte de plus en plus dans les choix des visiteurs.
La foire se poursuit jusqu’au 20 septembre à London.


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