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Quand la jeunesse s’ouvre à la politique fédérale

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MAGAZINE. Depuis qu’elle a participé à la première édition du Parlement jeunesse du Canada, Laurence Simoneau s’ouvre plus à la politique fédérale en comprenant mieux sa portée. L’adolescente de 16 ans souhaite maintenant que les jeunes de son âge s’y intéressent plus.

Dans cette simulation parlementaire bilingue, qui se déroulait au cœur de la Chambre du Sénat, en novembre, les jeunes âgés de 16 à 20 ans ont pu participer à des débats législatifs, des travaux en comité ainsi que des périodes de questions.

«On avait comme une situation d’urgence, des amendements, donc de faire entre autres des modifications [à un projet de loi], et on avait aussi un discours. Pour la politique, ça m’a permis d’ouvrir les yeux et savoir ce que c’était, parce qu’au départ, c’était un mot trop large pour moi», s’exprime l’élève de secondaire 5 à l’école La Poudrière.

L’adolescente a particulièrement apprécié les débats. Elle se souvient de celui dont l’élément central était un projet de loi proposant d’introduire l’enseignement et la discussion de la politique dès la maternelle.

Laurence Simoneau l’a contesté.

«Je trouvais que c’était trop jeune. Il y a des mots en politique que moi-même je ne comprenais pas. Je trouvais que ce n’était pas intéressant», indique-t-elle.

L’adolescente souligne le fait qu’elle pouvait «quand même» s’exprimer, sans limites.

«Le monde était ouvert d’esprit. Il n’y avait pas de préparation, tout le monde vivait la même chose. Tu pouvais argumenter et c’était non partisan. Il y avait une opposition et une défense lors des débats, mais il n’y avait pas de groupes ou partis. On suivait les mêmes règles qu’au Sénat, comme de se lever pour parler», spécifie-t-elle.

Les jeunes participants ont également fait la rencontre de plusieurs personnes qui naviguent dans la politique fédérale, soit différents politiciens, des membres du personnel politique ou encore des journalistes.

Pendant leur séjour, ils ont également pu visiter des musées, comme le Musée canadien de la guerre.

Au total, 75 participants ont pris part à la première édition du Parlement jeunesse du Canada. À gauche, Laurence Simoneau. (Photo : gracieuseté)
Inscription

Laurence Simoneau affirme que c’est une professeure à son école qui lui a envoyé un lien d’inscription menant vers l’organisme CIVIX, le présentateur de cette simulation parlementaire.

«Je suis impliquée dans la vie étudiante et elle voyait que j’avais un intérêt d’apprendre, notamment sur la politique. Je devais écrire une lettre ou faire une vidéo de moi-même expliquant la raison pour laquelle je voulais m’impliquer dans cette simulation parlementaire», explique-t-elle.

La jeune élève a fait savoir que presque 500 candidatures ont été soumises. Elle a finalement été choisie pour être parmi les 75 participants.

«Ça me faisait peur au début, mais on était bien encadré. On avait des accompagnateurs. C’est un sentiment de fierté. Il y avait plusieurs opinions différentes et des expériences de vie. C’était intéressant de voir les enjeux des autres provinces, c’était complètement différent du Québec. Il y a une participante qui m’a dit : ‘‘Je ne peux pas parler français parce que je n’ai plus de prof de français dans mon territoire’’», décrit-elle.

Intérêt pour la politique

Depuis la simulation parlementaire, Laurence Simoneau s’intéresse davantage à la politique de manière générale, mais de plus en plus à la scène fédérale.

Avant cette expérience, elle ne possédait qu’une connaissance de base, comme la compréhension des compétences fédérales.

«Je voulais aussi faire ma propre opinion par rapport à la politique, de voir à quel point c’était nécessaire de voter. Dans le cours Monde contemporain, on voit des stratégies politiques. C’est encore compliqué la politique, mais je trouve que c’est plus clair maintenant. Depuis le programme, je vais avec une personne au conseil municipal de ma municipalité. J’ai des projets à venir entourant la politique», énumère-t-elle.

Questionnée sur l’intérêt de la politique chez les jeunes, Laurence Simoneau croit qu’il faut que ce soit plus attrayant pour cette tranche d’âge afin qu’elle s’y intéresse plus.

«Les gens qu’on voit dans les médias et à la télévision, ce ne sont pas des personnes qui sont les plus proches des jeunes. On parle beaucoup de maisons de retraite. Mais ceux qui sont âgés de 10 à 20 ans, ils ne sont pas rendus là et on s’éloigne de cela. Il faut avoir des preuves que la politique nous impacte, pas dans 60 ans, mais maintenant», insiste-t-elle.

Quelle est la solution selon elle? Organiser davantage d’activités interactives sur la politique.

«On a eu un débat dans un cours de français qui était intéressant. Tout le monde bougeait et c’était interactif. C’est de faire plus comprendre aux élèves c’est quoi la politique», conclut-elle.

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