Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Quand l’été déborde

3 month_ago 39

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

On aime l’été à Montréal. Les terrasses pleines, les enfants qui courent dans les jeux d’eau, les déménagements qui transforment les trottoirs en brocante à ciel ouvert, les orages qui éclatent sans prévenir. C’est le charme un peu chaotique de juillet. Cette année, disons que le charme a les cheveux collés dans le front.

On a chaud, il pleut fort et les égouts débordent. La Ville demande de réduire la consommation d’eau et les collectes de déchets ont peiné à suivre le grand déménagement du 1er juillet. Pendant ce temps, les infrastructures vieillissent, les finances municipales tirent de la patte et les contribuables se demandent combien de temps encore la facture pourra être repoussée. Bref, l’été montréalais nous rappelle à la dure que ce qui déborde finit toujours par coûter quelque chose à quelqu’un.

On peut bien continuer à gérer ces épisodes comme une série de petits irritants saisonniers. Un appel au 311 par-ci, une communication de sensibilisation par-là, une collecte spéciale, un avis d’économie d’eau, quelques camions de plus quand c’est possible, puis on passe au prochain sujet. Mais à force de traiter chaque problème comme un accident isolé, on évite de regarder ce qu’ils ont en commun. Nous consommons des services publics essentiels comme s’ils étaient infinis.

L’eau potable ne tombe pas magiquement du robinet. Les déchets ne disparaissent pas par enchantement le matin de la collecte. Les égouts ne sont pas des gouffres sans fond capables d’avaler toutes nos mauvaises habitudes. Rappelons aussi que les rues, les conduites souterraines, les usines de traitement, les écocentres et les camions ne se paient pas avec de bons sentiments.

C’est là que l’écofiscalité devrait entrer sérieusement dans la conversation municipale. Pas comme une punition ou comme une taxe de plus lancée au hasard dans le grand chaudron des finances publiques. Plutôt comme un outil de lucidité collective. En se disant que ce qui coûte plus cher à la collectivité, ce qui use davantage les infrastructures ou ce qui nuit à l’environnement devrait être davantage assumé par ceux qui en sont responsables.

Prenons l’eau. On peut bien demander aux citoyens d’éviter d’arroser l’asphalte en pleine canicule, ce qui demeure un excellent conseil à ceux qui espèrent encore voir fleurir leur entrée de garage. Mais si l’eau est toujours perçue comme une ressource sans prix réel, il ne faut pas s’étonner que les comportements changent lentement. Des compteurs d’eau — oui, je sais, les fameux compteurs d’eau — bien pensés, bien encadrés, avec une tarification progressive et des protections pour les ménages vulnérables pourraient nous aider à mieux comprendre notre consommation et à réduire le gaspillage. De la belle donnée aussi pour de futurs projets d’intelligence artificielle (IA).

Même logique pour les déchets. Montréal devra passer à une collecte des ordures toutes les deux semaines sur l’ensemble de son territoire d’ici la fin de 2027. On peut attendre que la grogne éclate ou on peut profiter de cette transition pour ouvrir un vrai chantier sur la réduction à la source. Par exemple, établir un volume annuel de déchets inclus par ménage, puis tarifer les excès. Pas pour punir la famille qui jette un sac de trop après un dégât d’eau ou un déménagement, mais pour envoyer un signal clair. Moins on produit de déchets ultimes, moins on coûte cher à la collectivité.

Naturellement, le diable est dans les détails. Il faudra éviter de pénaliser injustement les familles nombreuses, les locataires qui ne contrôlent pas toujours leurs équipements, les personnes malades ou les ménages qui vivent dans des immeubles mal adaptés au tri. Il faudra aussi s’assurer que les revenus soient consacrés aux services visés. Si l’argent provenant de l’eau retourne à l’eau, si l’argent provenant des déchets sert à réduire les déchets, l’acceptabilité sociale devient déjà moins hypothétique.

Le vrai problème, c’est que notre fiscalité municipale repose encore trop largement sur la valeur foncière. On taxe surtout ce que vaut un immeuble, beaucoup moins ce qu’il coûte réellement à la collectivité. Or, deux propriétés de même valeur peuvent avoir des répercussions très différentes. L’une peut gérer son eau de pluie, réduire ses déchets, planter des arbres et contribuer à la résilience de son quartier. L’autre peut minéraliser son terrain, gaspiller l’eau potable, produire des montagnes de déchets et aggraver les îlots de chaleur environnants. Pourtant, notre système fiscal les regarde trop souvent avec les mêmes lunettes.

Il ne s’agit pas de tout tarifer ni de transformer la vie urbaine en machine distributrice. Il s’agit de mieux aligner nos revenus avec nos objectifs. Si nous voulons moins de gaspillage, moins de déchets, moins de débordements, moins d’îlots de chaleur et des infrastructures plus résilientes, il faut que notre fiscalité encourage ces résultats.

L’été est encore jeune et il y aura d’autres journées de canicule, d’autres orages violents et d’autres trottoirs encombrés de divans fatigués. On peut s’en plaindre, naturellement. C’est aussi une tradition montréalaise. Mais on pourrait aussi profiter de ce joyeux désordre pour poser une question plus sérieuse. Et si on faisait payer un peu moins ceux qui prennent soin de la ville et un peu plus ceux qui la font déborder ?

P.-d.g. de l’IRIU, professeur associé à l’UQAM, François William Croteau a été maire de Rosemont–La Petite-Patrie. Il a récemment publié Nos villes au front chez Atelier 10.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway