Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Quand Hockey Québec embauche un « délinquant »

2 hour_ago 39

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Il arrive parfois, comme dans le merveilleux film Catch me if you can (Arrête-moi si tu peux), que des corps policiers fassent appel à l’expertise d’anciens délinquants particulièrement talentueux dans l’espoir de mieux combattre le crime. Cette image m’est venue en tête, le mois dernier, quand Hockey Québec (HQ) a annoncé l’embauche de Jean-François Brunelle à titre de directeur responsable de la haute performance.

Ceux qui ont suivi la petite histoire du hockey mineur québécois au cours des 20 dernières années ont certainement souri en apprenant cette nomination. Car au début des années 2010, Jean-François Brunelle était un véritable délinquant aux yeux de la Fédération québécoise de hockey.

Dans les années 2000, Hockey Québec considérait que le hockey organisé par les écoles, dans le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), ne devait être pratiqué qu’à des fins récréatives. Les hockeyeurs les plus talentueux n’avaient pas le droit de choisir leur école et devaient, la plupart du temps, étudier dans une maison d’enseignement déterminée par la fédération et accueillant un programme civil.

En 2010, en compagnie d’hommes de hockey comme Stephan Lebeau (ex-joueur du CH), Dominic Ricard (alors DG des Voltigeurs de Drummondville) et François Marcoux (fondateur du programme Ulysse de Terrebonne), Jean-François Brunelle (fondateur du programme de hockey du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières) a été à l’origine d’une véritable rébellion. Ensemble, ces contestataires ont formé la défunte Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS)… à l’extérieur des cadres de la fédération!

Inspirée des valeurs des prep schools américains, cette ligue mettait résolument l'accent sur la réussite scolaire de ses athlètes ainsi que sur la qualité de l’encadrement sportif qui leur était offert.

Et parce que la LHPS répondait à un besoin criant, son succès a été fulgurant. Quelques années après sa fondation, cette ligue hors-la-loi (aux yeux de HQ) regroupait quelque 112 équipes provenant de 24 écoles québécoises! Après avoir vivement combattu – en vain – ce tsunami, Hockey Québec a fini par reconnaître aux hockeyeurs le droit de choisir leur école et leur équipe. Les équipes de la LHPS sont ensuite rentrées dans le rang en adhérant à la structure du RSEQ.

L’héritage de la LHPS s’est révélé être énorme. Cette nouvelle liberté de choix pour les joueurs et cette nouvelle compétition faite au monopole de la structure civile de HQ a, notamment, forcé tous les intervenants du hockey mineur québécois à hausser la qualité de leur encadrement.

Fait amusant, l’actuel directeur responsable du hockey au RSEQ est un autre ancien délinquant de la LHPS, Dominic Ricard.


Maintenant âgé de 50 ans, Jean-François Brunelle sourit quand on lui rappelle ses anciens démêlés avec la fédération. Et il ne les renie surtout pas.

Une des principales raisons qui ont mené à la fondation de la LHPS, c'est qu'à l'époque des structures intégrées, un joueur retranché qui retournait dans le hockey civil n'avait pas accès à un encadrement relativement équivalent. Et le constat devenait presque mathématique, rappelle-t-il.

Un petit garçon se joignait à un programme sport-études (de la structure intégrée de HQ) et il s’entraînait sur glace quatre ou cinq fois par semaine. Mais s’il était retranché, il s'en retournait dans son association de hockey mineur avec un ou deux entraînements par semaine. La qualité des intervenants n’était souvent plus la même, la qualité de l'émulation avec les coéquipiers non plus.

Le système rejetait donc une partie importante de son bassin de talents. Or, nous n’avons plus besoin de preuves scientifiques. On sait que le hockey est un sport à développement relativement tardif. Il faut donc savoir être patient et savoir garder le bassin d'incubation en vie. Et je pense que le hockey scolaire a amené ça, explique Jean-François Brunelle.

Prise à travers les mailles d'un filet, on voit des joueurs de hockey flous, en uniforme bleu, patiner dans le sens de la largeur de la patinoire après être sortis du banc des joueurs.

Le hockey est un sport à développement tardif.

Photo : Getty Images / Angela Auclair


Après avoir joué dans LHJMQ, où il a remporté la Coupe Memorial, et dans le réseau universitaire, Brunelle a décroché une maîtrise en sciences de l’activité physique. Il est aussi l’un des cofondateurs du réputé laboratoire de hockey SCORE de l’UQTR. Avant de se joindre à HQ, il a passé près de 20 ans à titre de responsable de l’encadrement des athlètes de l’UQTR et de la planification de leurs performances. Le programme de hockey masculin de l’institution est l’un des plus performants au Canada.

Quand j’ai appris que la fédération était à la recherche d’un nouveau directeur de la haute performance, je me suis demandé si je voulais passer les 10 dernières années de ma carrière dans mes pantoufles. Et peu importe ce qu'avait pu être ma relation avec Hockey Québec depuis toujours, je me suis demandé : "Est-ce que je m’essaye? Est-ce que j’y vais? Est-ce qu’ils vont me rencontrer?", raconte-t-il.

Bien qu’il ne connaissait ni Jocelyn Thibault ni l’actuel DG de la fédération, Stéphane Auger, le processus d’entrevue et les diverses rencontres qui en ont découlé l’ont convaincu, insiste-t-il, qu’un emballant projet est en gestation dans les officines de la fédération. [Thibault s’est fait confier par la fédération le mandat de moderniser la structure de développement du hockey québécois, NDLR].

Comme je l’écrivais dans une récente chronique, HQ a l’intention de prendre le délicat et nécessaire virage de la modernisation en appuyant ses décisions sur la science. Des valeurs comme le plaisir et le bien-être des athlètes – ce que Jean-François Brunelle appelait ci-haut savoir garder le bassin d'incubation en vie – détermineront aussi les choix qui seront faits.

Les rencontres que j'ai eues, c'est ce qui m'a donné le goût de relever le défi. La manière dont Stéphane et Jocelyn m’ont présenté les choses m’a fait comprendre que le moment était propice. Ça m'a donné envie d'apporter mon baluchon et de participer à ça.

Hockey Québec présentera au début de l’année 2027 le plan qui, espère-t-on, saura à la fois freiner le déclin de notre système de hockey et le repositionner parmi les plus fertiles et stimulants du monde.

Le développement des athlètes ne repose pas sur des sciences exactes. Mais on peut certainement présumer que le talent va émerger si les joueurs, les joueuses et leurs familles vivent quelque chose de plaisant. Et si on est conscient que le talent n’éclot pas au même moment pour tout le monde. C'est vers ça qu'il faut aller, estime l’ancien délinquant, désormais responsable de la haute performance de Hockey Québec.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway