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À Yellowknife, plusieurs écoles ont dû être placées en confinement cette semaine à cause d'ours qui rôdaient dans les parages. Cette situation n’est pas inhabituelle pour une ville entourée d’une faune abondante et a prouvé la bonne coordination entre les établissements.
Sur le coup, bien sûr, tout arrête, parce que la sécurité, puis le bien-être de nos élèves, c'est la priorité, explique François Rouleau, directeur général de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO), en se remémorant le déroulé de la journée de mardi.
Cet après-midi là, autour de la sortie des classes, une maman ourse et ses trois oursons ont en effet été aperçus près de l'École Allain St-Cyr. L’alerte était au préalable venue de l’École William McDonald voisine, qui a par la suite communiqué avec l’établissement francophone.
J'avais un groupe qui était dans la classe nature et un groupe qui était dans la cour de récréation, se souvient Mathieu Gagnon, le directeur d’Allain St-Cyr. On a avisé les groupes et on est entré calmement dans l'école.
Pour être très délicat, parce qu'on parle de jeunes enfants des fois, on a simplement annoncé un peu de pluie, précise François Rouleau dans un sourire.
Tout le monde est en poste pour accompagner les élèves. Tout ça s'est bien déroulé sans inquiétude. Par la suite, on a envoyé un message aussi pour rassurer les parents.

François Rouleau, directeur général de la CSFTNO, félicite la réactivité et la bonne coordination de ses équipes. « C'est l'affaire de tout le monde », argue-t-il.
Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel
L’incident arrive après un événement semblable la veille, cette fois à l’École secondaire Sir John Franklin, située à environ 2,5 km de l’École Allain St-Cyr.
Ma première pensée a été pour les étudiants à l’extérieur, raconte Paul Kelly, directeur de l’école catholique Weledeh, elle aussi alertée par le ministère ténois de l’Environnement et du Changement climatique (ECC) de la présence d’un ours à proximité.
Sécurité et occasion d’apprentissage
Pour Adam Murray, directeur général du Conseil scolaire catholique de Yellowknife, le maintien constant du lien entre les écoles et les autorités a été primordial pour garantir la sécurité des élèves. C’est un bon exemple de notre capacité à travailler ensemble.
En conséquence, à la fin des classes, aucun élève n’avait été autorisé à partir à pied ou à quitter l’école sans supervision.

En coordination avec la compagnie responsable du transport scolaire, Paul Kelly a donné des consignes pour s’assurer que les enfants étaient vus en train de rentrer chez eux et pas seulement déposés devant leur maison.
Photo : CBC / Graham Shishkov
Étonnamment, le personnel et les élèves étaient particulièrement inquiets du bien-être de l’ursidé et de ses petits, a remarqué Paul Kelly. Mathieu Gagnon a aussi noté que l’événement a attisé la curiosité de ses plus jeunes élèves. On a des classes qui vont fort probablement écrire des courriels aux gens d’ECC, s’amuse-t-il.
Ça va nourrir des apprentissages parce que ce sont des réalités que les jeunes vivent ici, c'est un apprentissage en contexte réel.
Communiquer puis éloigner l’animal
La procédure veut que ECC communique avec les établissements concernés lorsqu’un ours est signalé trop proche de leurs terrains.
Nous voulions simplement nous assurer qu’il n’y ait pas d’élèves dans le secteur où il y avait des ours, indique Julian Sabourin, agent de la conservation ténois.
Cette situation n’est pas inhabituelle.
Plus tôt cet été, deux ours avaient dû être abattus après avoir été aperçus dans des quartiers résidentiels de la capitale ténoise.
Pour cette fois-ci, les efforts d’éloignement des agents de conservation semblent avoir fait leur effet sur les ours aperçus près des écoles cette semaine. Les techniques non létales utilisées à cet effet peuvent comprendre des fusées anti-ours, des balles en caoutchouc ou d’autres dispositifs sonores.
Pour cette ourse et ses trois oursons, ils étaient réceptifs aux techniques de dissuasion. C’est ce que nous voulons voir. Nous voulons voir des ours qui ont peur des gens et qui réagissent bien à ces stratégies.
Julian Sabourin termine en rappelant l’importance pour les résidents de Yellowknife de se souvenir qu’ils cohabitent avec des ours.
Nous coexistons en quelque sorte, nous ne voulons pas que des ours deviennent habitués à des sources alimentaires non naturelles, comme les ordures, conclut-il.
Avec les informations de Yumna Iftikhar


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