Face aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump, Emmanuel Macron prévient que la France demandera à l’Union européenne d’activer l’instrument anti-coercition, susceptible de remettre en cause l’accord douanier conclu avec les États-Unis et de déclencher une riposte commerciale d’ampleur.
Emmanuel Macron prévient que si Donald Trump met en œuvre ses menaces de surtaxes douanières, la France demandera à l’Union européenne d’activer l’instrument anti-coercition, a fait savoir son entourage ce dimanche 18 janvier 2026.
Ces menaces remettent également en cause l’accord douanier conclu entre l’Union européenne et les États-Unis en juillet dernier.
"C’est l’équivalent de la dissuasion nucléaire, mais pour le commerce"
Cet instrument permettrait notamment de restreindre l’accès aux marchés publics européens ou de bloquer certains investissements américains. "C’est l’équivalent de la dissuasion nucléaire, mais pour le commerce", résume Sébastien Lignier, chef du service politique de Valeurs Actuelles, dans l’émission Eliot Deval et vous ce dimanche.
"Créé en 2023, notamment après l’invasion russe en Ukraine et l’agression commerciale de la Chine en Europe, cet instrument vise à permettre à l’Union européenne de lutter à armes égales face à une tentative d’ingérence commerciale d’un pays étranger", ajoute-t-il.
Une contre-attaque commerciale
Sébastien Lignier précise que son activation relève de la Commission européenne et cela passe évidemment par des droits de douane réciproques".
"Si l’on nous impose 15%, nous imposons 15% aux États-Unis. Mais cela peut aller beaucoup plus loin. On peut imposer des quotas sur certains services, notamment numériques. (…) On peut suspendre certaines autorisations d’exercer à des entreprises américaines sur le sol européen. Par exemple, demain, on peut dire aux GAFA ou à Apple : 'c’est terminé'", détaille-t-il.


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