Une chute survenue mercredi soir a déclenché une importante opération de secours dans l’un des gouffres les plus profonds de La Pierre Saint-Martin (Pyrénées-Atlantiques). Les sauveteurs tentent de remonter un homme de 62 ans, actuellement pris en charge à plus de 300 mètres sous terre.

La rédaction - Aujourd'hui à 17:05 | mis à jour aujourd'hui à 17:07 - Temps de lecture :

En raison de la profondeur et de la configuration du gouffre, l’intervention s’annonce longue et complexe. Photo Préfet des Pyrénées-Atlantiques En raison de la profondeur et de la configuration du gouffre, l’intervention s’annonce longue et complexe. Photo Préfet des Pyrénées-Atlantiques

Une importante opération de sauvetage est en cours ce jeudi à La Pierre Saint-Martin (Pyrénées-Atlantiques) après l’accident d’un spéléologue dans le gouffre AP7, aussi appelé Lonné Peyret. L’homme, âgé de 62 ans, est bloqué sous terre depuis mercredi soir après une lourde chute.

Selon les informations communiquées par le sous-préfet de Pau, la victime évoluait avec plusieurs autres personnes lorsqu’elle a chuté vers 18 h 30. Elle se trouve alors à environ 350 mètres de profondeur, dans les galeries situées en amont de la rivière souterraine de Lonné Peyret.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix

Une première équipe descendue dans la nuit

Les secours spéléologiques ont rapidement été mobilisés. Une équipe est descendue dans le gouffre dans la nuit afin d’évaluer l’état de la victime et de lui prodiguer les premiers soins. La descente a nécessité environ une heure et demie. L’équipe médicale est arrivée sur place vers 5 heures du matin pour prendre en charge le spéléologue. Les sauveteurs ont ensuite entamé la remontée progressive de la victime, installée sur une civière. À ce stade, l’homme et les équipes de secours ont rejoint un point sécurisé situé à 320 mètres de profondeur, qualifié de « point chaud ». L’objectif est désormais de le faire remonter progressivement jusqu’à la sortie.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix

Twitter PlaceHolder

En raison de la profondeur et de la configuration du gouffre, l’intervention s’annonce longue et complexe. Les secours pourraient rester mobilisés toute la nuit, voire jusqu’à vendredi matin. « C’est une verticale conséquente, un puits très profond. On ne remonte pas une victime sur 320 mètres en un claquement de doigts. Il faut équiper ce puits très profond, placer des personnes à intervalles réguliers pour permettre la remontée de la victime. C’est une très grosse opération en cours », a expliqué Pierre Casabonne, le maire d’Arette (Pyrénées-Atlantiques), à Ici Béarn Bigorre.

La Pierre Saint-Martin, haut lieu de la spéléologie

Le massif de La Pierre Saint-Martin est considéré comme l’un des sites majeurs de la spéléologie mondiale. Surnommé « la Mecque de la spéléologie » par les élus locaux, il abrite près de 400 kilomètres de galeries souterraines et accueille chaque été environ 300 passionnés venus explorer ses profondeurs. Mais ces explorations comportent des risques. En 2016 déjà, un spéléologue de 37 ans avait été secouru à 250 mètres sous terre après une opération franco-espagnole qui avait duré plus de 72 heures.

Articles les plus lusFaits-divers - Justice