Deux ans après les révélations sur Bétharram, au cœur d'un vaste scandale de violences physiques et sexuelles, le secrétariat général de l'Enseignement catholique a démenti les annonces d'une fermeture « à l'été ».

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 13:59 | mis à jour aujourd'hui à 17:04 - Temps de lecture :

L'établissement Bétharram. Photo Sipa/Mael Garnier L'établissement Bétharram. Photo Sipa/Mael Garnier

« A ce stade », il n'est « pas question de fermeture de l'établissement » scolaire Le Beau Rameau, anciennement Bétharram, a indiqué jeudi le secrétariat général de l'Enseignement catholique, démentant des déclarations du président de la Fnogec (Fédération des organismes de gestion) sur une fermeture « à l'été ».

« En lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes », l'Enseignement catholique « travaille collectivement à réunir toutes les conditions pour rétablir la confiance et la sérénité » dans cet établissement béarnais, secoué par un scandale de violences sur mineurs dont des agressions sexuelles, a indiqué son secrétariat général dans un communiqué transmis à l'AFP. « Ce travail demande temps et discernement. Il n'est pas question de fermeture de l'établissement à ce stade », a ajouté l'Enseignement catholique.

Examen à venir

Au sein de l'Enseignement catholique, le secrétaire général de l'enseignement (Sgec), nommé par la Confédération des évêques de France, donne les orientations politiques, éducatives ou pastorales.

La Fnogec est, elle, la fédération nationale des Ogec (Organismes de Gestion de l'Enseignement Catholique), associations qui s'occupent de la gestion financière et de l'intendance de chaque établissement. Ces Ogec sont largement opérés par des bénévoles.

Dans son communiqué, le Sgec ajoute que « les réflexions conduites, sur le plan juridique, éducatif et financier, doivent permettre à l’ensemble de l’équipe éducative de se projeter durablement sur un projet éducatif renouvelé et ambitieux » et que « c’est ce projet éducatif, et lui seul, qui commandera d’examiner, le moment venu, si le maintien sur le site actuel (...) est la solution adaptée ».

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Bétharram « doit être envoyé aux oubliettes »

Pierre-Vincent Guéret, président de la Fnogec, avait annoncé plus tôt jeudi sur RTL que le site sur lequel se trouve l'établissement de Bétharram allait « fermer », fixant une échéance « à l'été ».

« Le mot Bétharram doit être envoyé aux oubliettes de l'Histoire », a souligné Pierre-Vincent Guéret. Le site au coeur d'un vaste scandale de violences physiques et scolaires visant des mineurs « va fermer », a-t-il assuré. En termes de calendrier, « la logique (...) est qu'à l'été, il faut que ce soit fait », a-t-il dit.

La Congrégation de Bétharram, qui dirigeait l'établissement béarnais au cœur du scandale, avait reconnu en mars 2025 sa « responsabilité » dans les faits dénoncés par près de 250 plaintes individuelles, dont la moitié pour des agressions à caractère sexuel.

Elle a confirmé en octobre l'indemnisation de toutes les victimes, de personnels religieux comme de laïcs, en commençant par celles d'agressions sexuelles.

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